mardi 29 novembre 2016

Aller au grand large

La couverture du numéro 7
Depuis près de deux ans, les communautés Foi et Lumière de Belgique éditent leur bulletin de nouvelles qui s'appelle Grand large ! La flottille des barques belges a hissé haut les voiles pour avancer au large et jeter ses filets en eau profonde.
On peut s'y abonner très facilement et connaître ainsi la vitalité de Foi et Lumière dans ce pays-province, il y a des contes de Noël, des fioretti, des reportages...
Je vous recommande, parmi les fioretti ce qu'une responsable a dit dans sa paroisse pour annoncer Foi et Lumière (pages 15 et 16), l'invitation faite à des jeunes scouts de venir aider pour un week-end d’anniversaire d'une communauté (page 8) et comment Caro a commencé à se transformer en schtroumpf !
Il y a aussi comme modèle à suivre l'annonce des retraites Arc-en-Ciel de 2017 qui existent en Belgique depuis longtemps : ce sont des retraites vécues en duo : une personne porteuse d’un handicap accompagnée d’un(e) ami(e) ou d’un parent. Les deux personnes s’enrichissent mutuellement dans la recherche et la découverte de Jésus. Il s’agit d’un temps de ressourcement aussi bien pour la personne avec handicap que pour l’accompagnant (pages 17 à 19).

Vous aurez compris que ce Grand large apporte du souffle à la vie de Foi et Lumière en Belgique ; j'espère que ce souffle vous portera vous aussi vers le large !
Pour vous abonner, c'est gratuit, envoyez votre adresse email à Christian Delvaux : delvauxlievin@hotmail.com

lundi 7 novembre 2016

Πίστη και Φώς Κύπρου (Foi et Lumière Chypre) fête ses trente ans

Départ du pèlerinage vers le monastère de Kykkos
Du 28 au 30 octobre, les trois communautés de Chypre ont fêté leur trentième anniversaire près de Larnaca. Nous sommes venus de plusieurs pays qui ont partagé à un moment ou à un autre la vie de ces communautés : le centre de l’Italie et la Grèce (qui constituent la province Kimata), Le Liban, la Jordanie et la Syrie (qui ont été dans la même zone jusqu’en 2008). En tout une soixantaine de participants qui ont partagé sur le thème qui avait été choisi : Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison (Lc 19, 5). Je ne nommerai qu’un seul participant, Roy Moussalli, venu de Damas. Sa présence a matérialisé la communion que nous avons tous pour nos amis de ce pays et nous lui avons demandé de dire à chacun combien nous sommes tous proches par la prière des communautés de son pays.
Le père Théodoros, l’aumônier provincial, nous a commenté ce thème en nous demandant comment cet Évangile continue à nous interpeller aujourd’hui. D’abord il y a cette rencontre improbable entre Jésus et Zachée, chef des collecteurs d’impôts, c’est dire s’il était populaire à Jéricho : et nous, pouvons-nous nous rappeler quand et comment s’est passée notre rencontre avec Jésus ? Puis vient l’appel à suivre Jésus : une décision que nous devons renouveler souvent, et cet appel que nous lance Jésus nous emmène vers les autres et il ne nous laisse pas seuls. Enfin, Jésus vient demeurer chez Zachée : il ne faut pas oublier la joie qu’a eue Zachée, ce fut une rencontre qui l’a rendu libre. Est-ce notre expérience ? Nous avons pu ensuite partager en petits groupes sur ces questions et cela fut très riche.
L’après-midi, ce fut mon tour de parler : "en quoi Foi et Lumière est un signe puissant de la miséricorde divine ?" J’ai essayé de montrer que l’année de la miséricorde n’était qu’une année d’entraînement, que cela allait devenir si naturel que nous ne pourrons que nous élever sur l’escalier de la miséricorde, marche après marche, en étant tour à tour objets et agents de la miséricorde. Le secret de cet escalier est qu’on ne peut trouver la première marche qu’en se faisant petit et proche des plus fragiles, pas en voulant monter seul.
Le soir, nous avons revécu toute l’histoire des trois communautés de Chypre. Ce fut très vivant et chacun était enthousiaste en partageant ses souvenirs. Il est très important de se souvenir et de se rappeler souvent quelles sont nos origines, au niveau des communautés, des pays, des provinces et de l’international. Le succès du livre de Marie-Hélène Mathieu "Plus jamais seuls" est très significatif. J’ai été heureux de voir des participants de toutes générations, je me souviens en particulier d’avoir parlé à une jeune femme qui m’a dit qu’elle était à Foi et Lumière parce que ses parents et ses grands-parents y avaient été avant elle, la troisième génération en trente ans !
Dans le monastère de Kykkos
Le lendemain, ce fut la célébration proprement dite : nous sommes partis en car vers le monastère orthodoxe de Kykkos, dans les montagnes boisées de l’ouest de l’île. Ce monastère abrite des trésors magnifiques : mosaïques, icônes, fresques… La plus renommée – mais personne ne peut la voir tellement elle est précieuse – est l’icône de la mère de Dieu peinte par Saint Luc et bénie par Marie elle-même. Là, nous avons prié pour toutes les communautés Foi et Lumière du monde, pour la paix. Un moine nous a très chaleureusement accueillis et le pèlerinage s’est achevé par un apéritif servi dans une très belle salle du monastère.
Très belle mosaïque
Le soir, une grande fête a eu lieu dans notre lieu d’hébergement, près de Larnaca, en présence de Mgr Youssef Soueif, archevêque maronite. Chaque pays a pu se présenter et proposer un chant ou une danse. Cela s’est terminé par une dégustation des spécialités culinaires que chacun avait apportées, un grand moment de convivialité !
Peppinos souffle la bougie des trente ans
Le dimanche 30 un temps de discernement était prévu pour désigner celui qui allait remplacer Peppinos qui a accompagné les communautés de Chypre depuis près de dix ans. Cela ne concernait pas tous les participants, et ça a donné l’occasion aux autres d’aller visiter la plage toute proche ; par un très beau temps et une température estivale, ce fut très apprécié ! Marios, un des coordinateurs de communauté a été élu et a accepté de prendre la suite de Peppinos. Ils ont ont été tous les deux très chaleureusement remerciés pour leur engagement, passé ou à venir, à servir Foi et Lumière. Nous avons pu rendre grâce tous ensemble à la messe qui fut célébré par Monseigneur Youssef Soueif.
Avec Peppinos et Marios, l'ancien et le nouveau coordinateur !
La messe présidée par Mgr Youssef, archevêque maronite
Joséphine nous fait découvrir son pays
Une dernière visite à Larnaca pour découvrir la ville et l’église Saint Lazare, et c’était déjà le temps de repartir pour la plupart. Les horaires des vols nous ont permis de rester encore trois jours, invités par Joséphine, ancienne coordinatrice nationale. Avec Isabelle et Joséphine, nous avons pu découvrir une petite partie des richesses de Chypre, des richesses historiques, archéologiques, artistiques, humaines… Nous avons pu également toucher du doigt les souffrances de la séparation de ce pays coupé en deux depuis 1974. Pendant notre séjour, j’ai pu continuer à transmettre le message de Foi et Lumière : il y a eu des visiteurs importants et cela m’a donné l’occasion de rencontrer le nonce apostolique, Monseigneur Paul Richard Gallagher, un prélat orthodoxe et même un mufti, qui, soit connaissaient et appréciaient Foi et Lumière, soit (pour le dernier d’entre eux) s’est montré très intéressé par le souci que nous avons des plus petits.




Une très belle fresque du lavement des pieds



jeudi 13 octobre 2016

Moi, Marie, femme de Cléophas

C'est ainsi que débute le récit de la vie de Marie, femme de Cléophas, qu'elle raconte elle-même... Pour connaître la suite, il faut lire le livre...

Je m’appelle Marie, j’ai 56 ans et mon fils Joseph en a 40. Mon mari Cléophas est mort depuis 30 ans déjà, et depuis ce temps, je suis engagée avec ceux que l’on appelle maintenant "chrétiens", les disciples de Jésus Christ. Deux événements ont changé ma vie du tout au tout : la naissance de notre fils Joseph, un enfant dit différent, car il est déficient sur le plan intellectuel, sans l’être aucunement sur le plan du cœur, et ma rencontre avec Jésus de Nazareth m’ont entraînée sur des chemins que jamais je n’aurais pu imaginer. Je suis à Rome où je suis arrivée quelques mois avant Paul, un apôtre de Jésus Christ, avec lequel nous avons beaucoup voyagé, Joseph et moi. Paul est mort il y a quelques semaines et je sais que demain, nous le rejoindrons sur l’autre rivage, lui et Jésus, mais aussi mon cher Cléophas. Nous avons été arrêtés avec d’autres amis chrétiens et nous n’avons pas voulu faire allégeance aux divinités païennes des Romains. Nous sommes enfermés dans des geôles proches du Grand Cirque et nous allons, comme d’autres l’ont été avant nous, être dévorés par les lions. Je tremble, et j’ai peur, mais Joseph est plus fort que moi et sa présence me rassure plus que ce j’imaginais. Je ne pourrai pas dormir cette nuit, je suis trop angoissée ; je vais faire défiler dans ma tête tout ce que j’ai vécu, en remontant aussi loin que ma mémoire me le permet. Je crois que mon premier souvenir précis date du jour où j’ai eu dix ans.

lundi 3 octobre 2016

Comment répondre à une question sans réponse ?

Dans une même journée, j’ai reçu deux gros chocs émotionnels qui m’ont amené à une réflexion que je voudrais partager.
Sally Phillips et son fils Olly
Dans un premier temps, j’ai regardé la vidéo d’une émission de la BBC dans laquelle l’actrice Sally Phillips réagit à une déclaration de Peter Singer, un partisan de "l'altruisme efficace". Il y dit notamment (attention, il faut s’accrocher) qu’il vaut mieux tuer des personnes sévèrement handicapées et transférer l’argent ainsi économisé pour les maintenir dans leur état de vie dépendante vers ceux à qui cela serait plus utile ; que la vie n’est qu’un concept religieux dépassé et que la vie d’un gorille qui a une conscience de soi vaut mieux que celle d’une personne handicapée sans conscience de soi. Sally Phillips, maman d’Olly, un garçon trisomique, affirme la valeur de la vie de son fils et de toutes les personnes ayant un handicap, demande que l’annonce du diagnostic de la trisomie 21 à une femme enceinte soit accompagnée d’une information au minimum neutre. Elle dit : « si on lui disait que son enfant sera heureux de vivre, apportera de la cohésion sociale, encouragera les uns et les autres à ne pas prendre la vie trop au sérieux, se réjouira de chose simples, ça serait présenter un système de valeurs de manière complètement nouvelle. »
Sinon, on risque de se retrouver comme au Danemark où il est annoncé que, d’ici 2020, il n’y aura plus de personnes trisomiques dans le pays…
Le père Matthieu Dauchez
Puis, le soir même, dans une église de Paris, le père Matthieu Dauchez, directeur de la fondation ANAK-Tnk à Manille, donnait une conférence dont le titre était "Mais pourquoi Dieu permet-il cela ?" en référence à la question posée par une petite fille au pape pendant son séjour à Manille. Cela, c’est la misère, la violence, les abus que subissent trop d’enfants, des enfants des rues, des bidonvilles, des enfants handicapés. Et le pape a répondu : « tu m’as posé la seule question qui n’a pas de réponse… » et ils l’a prise dans ses bras. Le pape François avait déjà donné une première réponse, la compassion et la tendresse… Le père Matthieu Dauchez n’a pas donné de réponse lui non plus, mais il a ouvert quelques portes pour nous aider à mieux comprendre ce qu’est le mal et comment réagir. Sur le plan théologique, c’est un peu compliqué car on ne peut dire à la fois : Dieu est tout-puissant, Dieu est bon et le mal existe. Deux de ces propositions peuvent se concevoir, mais alors elles excluent la troisième. 
Une tentative de réponse a pu être donnée par Saint Augustin : Car le Dieu Tout-puissant (...), puisqu’il est souverainement bon, ne laisserait jamais un mal quelconque exister dans ses œuvres s’il n’était assez puissant et bon pour faire sortir le bien du mal lui-même.
Il faut d’abord distinguer le mal et ses conséquences : il faut haïr le mal, il est légitime de se mettre en colère, de se révolter, mais face à ceux qui souffrent à cause du mal, il faut être présent, même en silence, même avec des larmes ; il faut se montrer compatissant et savoir pardonner. 
Dans la parabole du bon Samaritain, le prochain n’était pas l’homme blessé, celui dont il fallait s’occuper pour le soigner, c’était le bon Samaritain lui-même qui a su se faire proche, se faire accepter par l’autre (qui a dû être étonné de se faire soigner par quelqu’un qui d’habitude était peu considéré). Le prochain n’est pas celui pour qui nous devons faire, mais celui avec qui nous devons être. La rencontre ne peut être une véritable rencontre que si elle se fait à égalité, pas de supérieur à inférieur, pas de celui qui sait à celui que ne sait pas… Et c’est ce que fait la fondation ANAK-Tnk au quotidien !
Frère Thomas
Il était très réconfortant de voir que l’église qui contient, pleine, un millier de personnes, était archi-comble, énormément de monde, principalement des jeunes, étaient venus pour écouter le père Matthieu Dauchez ; beaucoup étaient debout, assis dans les allées… Tous sont repartis le cœur brûlant d’espérance ! Le père Thomas de Gabory, qui était l’aumônier diocésain de Foi et Lumière à La Réunion, est parti pour rejoindre Manille où il va collaborer aux missions de la fondation. Et la Providence a voulu que son voyage de La Réunion vers Manille passe par Paris et qu’il soit présent à la conférence ! Ce fut bon de le revoir et d’échanger quelques minutes. Il y a des liens entre Foi et Lumière et ANAK-Tnk, j’ai été heureux de voir une jeune fille trisomique sur une photo avec la Cardinal Luis Antonio Tagle qui demandait aux enfants de la fondation ce qu’ils voulaient faire dans la vie ; certains disaient « je serai policier ou instituteur » ; elle a répondu tout simplement : « je serai l’amour » !

En repartant, avec les paroles du père Matthieu Dauchez dans la tête et dans le cœur, je repensais à ce que j’avais entendu le matin : quelle réponse peut-on apporter au mal ? J’ai compris que devant cette équation à trois inconnues (Dieu tout-puissant, Dieu de bonté, le mal existe), certains ont fait le choix de répondre : « Dieu a échoué, sa création n’est pas bonne ; nous allons faire mieux ! » et c’est le choix de vouloir "corriger" la création, c’est revivre le mythe de Prométhée. Les hommes ne peuvent être considérés comme des êtres humains s’ils n’ont pas une vie considérée comme digne, certains animaux peuvent être considérés comme des êtres humains. Que tous ceux qui raisonnent ainsi, des véritables bandits de la pensée, aient comme Prométhée, le foie dévoré chaque jour par un aigle ! Et que de nombreuses personnes comme Sally Phillips et le père Matthieu Dauchez, et nous tous avec eux, continuent à proclamer que toute vie vaut la peine d’être vécu, à condition de ne pas rester seul, à condition de vivre l’amitié. Nous devons en témoigner aussi fort que possible !

mercredi 28 septembre 2016

Granny Button s'envole !

Elisabeth Neame (Granny Button pour ses petits-enfants) est coordinatrice de la province UK Sud et elle n'a pas froid aux yeux ! Elle n'hésite pas à s'envoyer en l'air (au sens propre !) pour contribuer à la solidarité de Foi et Lumière. Elle raconte elle-même son aventure de cascadeuse
:

Liz dans la vraie vie...
L’avion s’est arrêté au bout de la piste d’envol pour faire les dernières vérifications avant le décollage ; un moment où même ceux qui voyagent souvent ont un peu d’appréhension, mais moi, j’étais un peu plus anxieuse car je n’étais pas assise à mon siège dans l’avion, mais attachée au-dessus des ailes à l’extérieur !

Soudain, ce fut le départ !! L’avion a accéléré et le sol s’est éloigné, ça y était, nous étions en l’air. C’était assez bruyant car le vent me giflait fort. Doucement, j’ai d’abord enlevé une des sangles qui m’attachaient, puis la deuxième, ce qui m’a permis d’ouvrir les bras ; je me sentais vraiment comme si je volais, tournoyant par ci et par là, comme un oiseau. Puis nous sommes descendus si bas que j’ai pu voir ma famille me faire des signes, entendre leurs cris, et puis nous sommes repartis vers le haut et nous avons tourné et tourné.
Et sur son avion pendant le looping !


Puis il y eut un très grand piqué et soudain le ciel est devenu jaune ! Nous étions à l’envers et le blé mûr était en dessous de ma tête ! Quelle surprise ! Je ne savais pas que nous allions faire cette acrobatie, mais ce fut un sentiment prodigieux. Puis, ce fut le temps d’atterrir, et nous avons roulé doucement jusqu’au hangar où ma famille m’attendait. Les photos et le champagne ont accompagné ce retour sur terre – Granny Button a vraiment vécu une belle aventure ce jour là, et grâce à la générosité de ma famille et de mes amis, plus de £1000 ont été donnés pour Foi et Lumière.

vendredi 23 septembre 2016

Un pèlerinage peu banal

En route ??
Sorti en 1999, le film "Une histoire vraie" de David Lynch raconte l’histoire d’Alvin Straight qui, à 73 ans, décide d’aller voir son frère Lyle qui vient d’avoir une attaque. Cela faisait dix ans qu’ils ne s’étaient pas revus ni parlé à cause d’une dispute. Et il part sur sa vieille tondeuse à gazon tractant une remorque pour un périple de plus de 500 kilomètres… C’est le seul engin qu’il a le droit de conduire, et cette route, il doit la faire tout seul !
Une des trois remorques richement décorée
Le père Mirosław Tosza, ancien aumônier de Foi et Lumière, a fondé – à Jaworzno - une communauté Betlejem où il vit avec des pauvres. L’histoire de la majorité d’entre eux est tissée de chutes et de relèvements, de désespoir, d’espérance… Inspirés par la belle histoire du film, ils sont partis à huit (trois sur des tracteurs tirant des petites caravanes, deux à bicyclette et trois à pied), pour un parcours de 1700 kilomètres jusqu’à Lisieux, Sainte Thérèse étant la patronne de leur communauté. Les piétons sont partis un mois avant les autres et ils se sont rejoints en France pour effectuer ensemble les dernières étapes. Le 22 septembre, ils ont fait escale à Trosly et ce fut une rencontre vraiment extraordinaire ! Il y avait là un groupe de Libanais, de Foi et Lumière, qui terminaient une retraite avec Jean, il y avait les Polonais de l’Arche et nous avons partagé, prié et ri ensemble ! Pendant la messe qu'a célébrée le père Mirek, nous avons prié les uns pour les autres et il a dit : je rends grâce d'être ici parmi vous, car sans l'Arche, il n'y aurait pas eu Foi et Lumière et sans Foi et Lumière, il n'y aurait pas eu Betlejem.
Leur pèlerinage s’inscrit dans la démarche de l’année jubilaire de la Miséricorde. Ils ont choisi d’aller jusqu’à Lisieux pour y passer la porte sainte ; ils ont voulu qu'il soit aussi le signe extérieur d’un pèlerinage intérieur avec comme étapes la suspension des jugements, le pardon et le don généreux. Chaque soir, ils ont un temps de méditation silencieuse auquel ils invitent le plus de monde possible. C’est à partir du silence de la méditation que pousse l’arbre aux fruits du pardon et de la réconciliation. Nous nous sommes bénis mutuellement, emportant chacun de son côté les intentions de prière des uns et des autres. Père Mirek, priez pour nous à Lisieux !
Un grand merci à Asia Koczot (aussi de Jaworzno) pour m'avoir incité à rencontrer ses amis de la communauté Betlejem.
Une video sur ce pèlerinage (en anglais à partir de 4:15)
Une autre
Avant le départ



mercredi 31 août 2016

Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu !

Les participants de la province USA Ouest
Les participants de Canada Ouest
Quand, avec Kirt Bromley, le vice-coordinateur international qui accompagne les quatre provinces des USA et du Canada, nous avons planifié ma participation à la rencontre provinciale de USA Ouest fin juillet (à laquelle des participants de la province Canda Ouest étaient également invités), il n’était pas prévu qu’il ne viendrait pas au Conseil des Coordinateurs de Konstancin (Pologne) début juillet. Il n’était pas prévu non plus que Michael Brault, coordinateur de la province USA Ouest, ne pourrait pas embarquer dans l’avion pour la Pologne… La province Canada Ouest, quant à elle, n’avait pas pu envoyer de délégué… Ainsi, aucun des participants à cette rencontre au centre Treacy Levine à Mount Vernon, Washington, ne pouvait parler de ce qui s’était passé quelques semaines plus tôt en Pologne, sinon moi. J’y ai vu un signe de la Providence !
Le jeudi 28 juillet, après une dizaine d’heures de vol, je suis arrivé à l’aéroport de Seattle où j’ai retrouvé Michael et Kathy Brault. Nous avons pris ensemble la navette qui allait nous emmener jusqu’au nord de l’état de Washington, dans un domaine de 80 hectares, très à l’écart et où règne un calme absolu (il paraît qu’on peut y rencontrer, au lever ou au coucher du soleil, des ours, des pumas ou des lynx, attirés par les mûres très nombreuses en cette saison). Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu (Mc 6, 31) : c’est ce que nous avons fait pendant trois jours, dans une ambiance très détendue et amicale. Nous étions une cinquantaine de participants venus des deux provinces de l’ouest de l’Amérique du Nord : du Texas, de Californie, du Kansas, du Missouri et de Washington pour les États-Unis, de Winnipeg, de Saint Albert et de Vancouver pour le Canada.
Le père William Treacy
Il y a eu bien entendu quelques moments plus studieux : des temps de formation (accompagnement, discernement…), un temps où j’ai pu dire ce qui s’était passé pendant le conseil des coordinateurs de Konstancin. Il y a eu aussi des activités spirituelles comme un lavement des pieds, un mime d’Évangile et la messe du dimanche qui a été célébrée par le père William Treacy (97 ans et 72 ans de sacerdoce), le fondateur du centre qui nous accueillait (après 50 années passées dans ce lieu magnifique, il va bientôt devoir le quitter car le centre vient d’être vendu). Une messe d’action de grâce, riche en émotions pour tous ! Et il y a eu - bien sûr - une très belle fête.

A mon retour, après ces journées si remplies de partages, d’échanges, je remercie tous ceux qui ont préparé cette belle rencontre ; ce fut réellement une session très riche en événements vécus dans l’amitié et la communion ! Je retiens que ces deux provinces, marquées par des difficultés de communication à cause de distances très importantes, peuvent avoir des possibilités de rencontres permettant de rompre cet isolement (Olympia et Bellingham, dans l’état de Washington, ne sont pas si éloignées de Vancouver au Canada ; et Winnipeg n’est pas très loin du Minnesota) ! L’année prochaine, début août, les deux provinces vont se retrouver pour un pèlerinage à Our Lady of the Snows, tout près de Saint Louis, Missouri. Ils seront tous très heureux de se retrouver !
On se prépare pour le pèlerinage de 2017 !



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