lundi 25 septembre 2017

Merci pour votre héroïsme !

Ces dernières semaines, la nature s'est déchaînée : des cyclones et des tremblements de terre ont fait des dégâts considérables en terme de vies emportées, de maisons détruites, d'inondations... Parfois, c'est le travail de toute une vie qui a été emportée. Les Antilles (Saint Martin, Saint Barthélémy), Porto Rico, République Dominicaine, Cuba et le sud des Etats Unis ont été frappés par plusieurs cyclones répondant aux doux noms de Harvey, Irma, José ou même Maria... Le Mexique quant à lui a été secoué dans sa capitale fédérale par un fort tremblement de terre 32 ans jour pour jour après un autre séisme très meurtrier.
Dans la plupart des pays touchés, République Dominicaine, Etats Unis, Mexique, il y a des membres des communautés Foi et Lumière dont à ma connaissance, même s'ils ont eu à souffrir d'importants dégâts, personne n'a été tué...
Et au milieu de l'enfer, une vidéo montre que la solidarité envers les plus touchés, ça marche et j'ose espérer que parmi ces visages, ces efforts, cet héroïsme, cette détermination à vouloir aider les plus fragiles, il y a l'esprit de Foi et Lumière. Le Mexique et tous les autres, c'est beau de voir que vous n'abandonnez pas, que vous restez debout malgré tout !
L'Espérance reste une grande force dans l'adversité !

jeudi 14 septembre 2017

De ma communauté à la grande famille internationale

Au cours de la semaine passée en Espagne avec les jeunes de Foi et Lumière, j'ai été invité à parler de notre grande famille internationale et comment les liens se faisaient entre cette famille et les communautés. Voici le texte de ce que j'ai dit, ou à peu près...


Pendant la rencontre de Guardamar, plusieurs personnages de l’Évangile nous ont accompagnés chaque jour ; parmi eux, j’en retiens deux, la Samaritaine et Jean.
Le jour où Jésus rencontre la Samaritaine, il est fatigué et s’est assis au bord du puits de Jacob, en attendant que les disciples reviennent du village où ils sont allés faire des courses. Il a soif et n’a rien pour puiser de l’eau qu’il voit miroiter au fonds du puits ; a-t-il jeté un caillou, entendu le “plouf” et vu des ronds se former, d’abord au niveau de l’impact, puis se propager jusqu’à l’extrémité de la surface ? Cela lui a sans doute rappelé l’époque où ses parents l’emmenaient jusqu’au bord du lac de Tibériade où il s’amusait à lancer des cailloux pour faire des ricochets ; à chaque impact, ce phénomène d’ondes se reproduisait… Il y voyait certainement l’illustration du résultat de l’alliance faite par Dieu avec les hommes : les hommes, collaborateurs de son Père, répercutaient ce qu’ils avaient entendu en cercles concentriques et Dieu devait voir que cela était bon : ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission (cf. Is55, 11).
Jésus s’est rappelé alors de sa première rencontre avec Jean, au bord du Jourdain. Avec André, ils ont entendu Jean-Baptiste leur désigner Jésus en disant : Voici l’agneau de Dieu et aussitôt, après une première conversation avec Jésus où il leur dit ces mots (repris comme thème de notre rencontre, Venez et vous verrez), ils appellent Pierre, puis Philippe, puis Nathanaël. Le premier appel en a suscité d’autres, et la communauté des disciples s’élargit comme les cercles sur l’eau du lac de Tibériade ou dans le puits de Jacob…
Ce mouvement du centre vers l’extérieur peut se retrouver dans Foi et Lumière, de la communauté jusqu’à la grande famille internationale ; de la famille de Gérard et Camille Proffit jusqu’à une présence de plus de 1400 communautés dans 82 pays et le nombre de pays continue à grandir…
Ma communauté
La charte dit que Foi et Lumière est un mouvement communautaire, et la quasi-totalité de ce document est consacré à la communauté. Le mot même de mouvement dit bien que nous ne sommes pas quelque chose de statique, mais il y a une dynamique.
La charte de Foi et Lumière est très belle et mérite d’être lue et méditée. Il y a notamment - au tout début - tout ce qu’il faut savoir pour démarrer un mouvement comme Foi et Lumière : un projet (le désir d'aider la personne handicapée mentale et sa famille à trouver leur place dans l'Eglise et dans la société) qui s’est concrétisé par un pèlerinage à Lourdes, un souci de faire attention à chacun pour que personne ne se sente isolé dans ce grand rassemblement, et le maintien de liens d’amitié entre les communautés issues du pèlerinage.
Nous avons tous pour la plupart découvert Foi et Lumière par une communauté, même si c’était à l’occasion d’un pèlerinage ou d’un camp d’été. Notre prière dit bien que c’est Jésus qui nous appelle à le suivre dans une communauté. Dans la communauté, nous découvrons l’Évangile dans le bon sens, c’est-à-dire en prenant les choses et les personnes dans le bon ordre, à l’inverse de ce qui se passe dans le monde ; comme le pape François qui nous invite à ne pas être des "mondains". C’est le plus petit, le plus fragile, qui va nous apprendre à découvrir Jésus. Il nous amène à lui et nous apprend à comprendre que la volonté de toute-puissance est à l’opposé de ce que Jésus nous demande. Nous y découvrons la joie, la fidélité, l’amitié, la vérité…

Ma région, mon pays, ma province
Mais il y a d’autres communautés que la mienne, celles qui sont plus ou moins proches selon les provinces, de Minya en Egypte ou Rodrigues (Maurice) jusqu’aux pays d’Afrique de l’ouest dont certains ne possèdent qu’une seule communauté.
Quand on a la chance de connaître une communauté voisine et qu’on peut la rencontrer pour une fête de la lumière, pour un événement régional (pèlerinage, rencontre), c’est comme quand une famille va retrouver des cousins : on est presque pareils, mais un peu différents ! C’est une occasion de s’enrichir de nouvelles idées de jeux, de chants, de mimes… et d’avoir envie de se retrouver une nouvelle fois ! Au-delà de la région, il y a le pays ou la province qui permettent de découvrir encore d’autres "cousins", de créer des liens d’amitié solides…
La grande famille internationale
J’ai découvert cette grande famille en 1994 à Varsovie à l’occasion d’une grande rencontre internationale ; ce fut un moment inoubliable ! Voir des membres de communautés du monde entier rassemblés pendant une semaine, ce fut pour moi quelque chose d’extraordinaire. On peut être originaire des quatre coins du monde, et partager une identité commune, venir des quatre coins de l’horizon et devenir amis en cinq minutes, car nous avons quelque chose en commun d’inimaginable !
Un des points forts de Foi et Lumière, depuis le premier pèlerinage de 1971, c’est de ne jamais oublier les relations de proximité ; on peut se trouver dans une grande foule, mais on n’est jamais perdu car sa communauté n’est pas loin.
Une autre caractéristique de cette grande famille est que les liens sont très forts entre nous, nous construisons sur le roc. Nous ne restons jamais indifférents aux événements du monde car nous savons qu’il y a un peu partout des amis qui sont dans la joie ou la tristesse… Je ne suis l’actualité des événements de Syrie qu’à travers les communautés locales de Foi et Lumière ; je suis inquiet quand il y a un tremblement de terre en Nouvelle Zélande ou un ouragan à Madagascar…
Le grand mouvement de la communauté vers l’international fonctionne dans les deux sens. Avec l’équipe de coordination internationale (ECI), nous essayons de toujours écouter ce qui nous remonte des communautés : il nous paraît impossible de donner des directives sans avoir au préalable écouté ce qui se vit. Cette communication est à entretenir, c’est vital !

Foi et Lumière est un appel de Jésus à se découvrir frères et sœurs en humanité, quelles que soient nos apparences physiques, mentales, intellectuelles ; c’est un appel de Jésus à comprendre son désir de nous savoir unis, quelles que soient nos traditions chrétiennes ; c’est un appel à découvrir Jésus dans le plus petit et le plus fragile, quelle que soit sa race, sa langue, sa religion.

A Foi et Lumière, nous avons grandi en humanité. Allons dire à tous nos frères ce que nous avons vécu à Guardamar et continuons à lancer des cailloux pour faire des ricochets, c’est ainsi que Foi et Lumière va grandir !

Chers jeunes !

La chapelle
Chers jeunes ! c’était le titre du carnet de route pour ce mois d’août et on pouvait y lire :
Au moment où Foi et Lumière organise des rencontres de jeunes, il faut nous préparer à accueillir toutes ces personnes qui vont arriver pour des raisons très diverses ; l’important n’est pas de savoir pourquoi des jeunes se rapprochent de Foi et Lumière (pour être volontaire, pour aider…). Il faut en priorité ouvrir nos portes et notre cœur, et les laisser s’exprimer avec leur enthousiasme et leur fougue ! S’ils sont bien accueillis (et ils vont l’être, car nos amis ayant un handicap vont s’en charger), ils vont rester. Et ils vont découvrir l’amour de Dieu, le sens de la communauté, qu’ils sont "aidés"… Semons, semons, semons… avec audace, créativité et courage… mais laissons, avec confiance, à l’Esprit Saint le soin de faire germer les grains plantés en terre…

En fait, il n’y a eu qu’une seule rencontre et 165 jeunes de 42 pays (malheureusement, beaucoup sont restés chez eux, faute de visas…) se sont retrouvés à Guardamar del Segura, en Espagne pour une semaine de formation, de fête, de partage, de prière, un événement extraordinaire à plus d’un titre :
-          Malgré mon âge, j’ai été invité à participer avec Isabelle et Julie : Julie rentrait bien dans la fourchette, mais pas ses parents. Mais pour arriver jusqu’à Guardamar, il fallait le mériter… le vol de Paris à Alicante a eu 13 heures de retard et, avec Marielle et Anna qui prenaient le même vol, nous avons dû prendre notre mal en patience, et essayer de ne pas trop nous énerver… la police de l’aéroport a même d’intervenir pour calmer les esprits !
L'Italie, vainqueur du concours de chant
-          L’équipe organisatrice avec Raúl, Alvaro et Maitane, Beatriz, Céline et Xavi, pour ne nommer que les principaux, a fait un travail remarquable et a mené le rythme avec une douce rigueur… L’orchestre et le chant de la rencontre ont permis de battre le rappel. Respecter les horaires avec 165 jeunes est une grande gageure ! Chacun a joué le jeu, en participant à toutes les activités de bon cœur et avec une grande générosité ! La fatigue a été grande à la fin et les jours qui ont suivi la rencontre ont été sans doute très calmes !
La piscine, très fréquentée !
-          Le cadre, une maison de maristes, à deux pas de la mer, et équipée de terrains de sport et d’une piscine, a bien aidé à maintenir l’ambiance.
-          Le programme, alternant enseignements, prières, jeux, fêtes, partages a tenu en haleine chacun des participants jusqu’à la grande fête finale !

Venez et voyez ! c’est à cet appel que les jeunes ont répondu en venant à Guardamar ; Allez dire ! c’est ce qu’ils ont été invités à faire après être retournés dans leur pays et leur communauté. Pour avoir lu quelques premiers témoignages, je suis certain que cette rencontre va porter du fruit, beaucoup de fruit, et que Foi et Lumière va recevoir un grand coup de jeune !

 L'album photo
La plage de Guardamar

jeudi 13 juillet 2017

Dans les pas de Saint Patrick avec l’Arche




Queen's University
Fin juin, l’Assemblée de la Fédération de l’Arche internationale a eu lieu à Belfast. 500 personnes venues de presque toutes les communautés de l’Arche dans le monde (malheureusement, comme pour notre rencontre de Leeds, certains n’ont pas pu avoir le visa) se sont retrouvées dans la très belle Queen’s University pour six jours de rencontres, de fêtes et de réflexions, de retrouvailles ou de découvertes.
Avec Ann Emmott, nous avons été présents pendant toute cette belle rencontre, représentant Foi et Lumière : Ann au début et moi à la fin avec une soirée commune pendant laquelle nous avons pu échanger… dans un pub !
Patrick et Eileen ont rendu leur casquette
La Fédération de l’Arche a maintenant de nouveaux responsables, Stephan Posner etStacey Cates-Carney ; ils ont reçu chacun la casquette - symbolisant leur responsabilité - de leurs prédécesseurs, Patrick Fontaine et Eileen Glass. En plus de cette casquette, ils ont été très bien équipés pour la traversée qui les attend : une ancre, une boussole, une barre à roue, une longue-vue, une carte, une corde, des rames, un banc et... des gilets de sauvetage ! Patrick et Eileen ont été très chaleureusement remerciés ; Monique, la femme de Patrick, a été associée à cette célébration. Il est vrai qu’elle n’a pas beaucoup vu son mari pendant ces cinq dernières années et elle méritait largement d’être aussi remerciée…
Le conseil de surveillance a également été en partie renouvelé (Viviane le Polain a été réélue) et chaque membre a reçu la cravate qui représente le sérieux de leur engagement !
Le programme a été très "light", ce qui laissait beaucoup de temps pour les rencontres en dehors des séances officielles ; ces séances étaient toutes très animées par des chants, des mimes et peu de mots (les traducteurs m’ont dit qu’ils n’avaient pas trop de travail). Les rapports étaient présentés avec beaucoup d’images et il y a même eu une danse au milieu du rapport financier, et on a chanté, «quand je pense ‘finances’, j’entends de la musique dans l’air !», parce qu’il faut considérer "qu’à l'Arche, l’argent est notre ami".
La tombe de Saint Patrick
Le dimanche, nous sommes tous partis vers Downpatrick pour retrouver les traces de Saint Patrick qui a rythmé chaque journée de la semaine. Que ce soit à la cathédrale de la Sainte Trinité, à Slive Patrick, à Saul Church, chaque pierre respirait le souvenir de ce grand saint fêté dans le monde entier, car il a été à la source d’un grand mouvement d’évangélisation – et aussi parce qu’il y a une grande diaspora irlandaise.
Avec la communauté Al Safina de Damas
Avec  Ludovic Baudrand de l'Arche de Grenoble




Les ateliers permettaient de découvrir comment les communautés de l’Arche vivent dans plusieurs endroits du monde ; je suis allé à deux ateliers, l’un sur la communauté Al Safina de Damas et l’autre sur les liens avec le mouvement Joie et Charité en Iraq. Et j’ai pu retrouver des membres des communautés que j’avais pu visiter (Ukraine, Lituanie, Brésil, Argentine, Philippines) et des personnes ayant un handicap qui sont pour beaucoup également membres de Foi et Lumière, dont le fils d’un ancien coordinateur de province qui m’a pris pour un usurpateur car personne ne pouvait avoir de rôle plus important que son père !




La spiritualité tient une grande place à l’Arche et chaque journée commençait par un temps de prière avant le petit-déjeuner (avec menu à la carte : messe, méditation, chants, yoga…), puis chaque session le matin démarrait par un mime retraçant la vie de Saint Patrick et tous les après-midi se terminaient par un temps de prière commune d’une heure. Avec un grand respect des traditions de chacun, chrétien, hindou, musulman ou bouddhiste, des temps de silence, des chants, des lectures rythmaient cette heure.
J’ai pu rencontrer les délégués des Églises pour l’Arche, pas Monseigneur Pierre d’Ornellas, parti avant que j’arrive, mais Monseigneur Stephen Conway, de l’Église d’Angleterre, et la révérende Ruth Patterson, qui était également déléguée pour Foi et Lumière et qui souhaite arrêter. Ce furent des temps très forts, et je les remercie chacun pour ces temps de partage.
Au moment de repartir, on pouvait toucher du doigt tous les liens qui avaient pu se tisser pendant cette semaine et la fédération de l’Arche s’en trouve plus forte. Bonne chance à Stephan et Stacey, nous nous sommes promis de nous rencontrer bientôt !

Bonne mer à Stephan et Stacey





jeudi 6 juillet 2017

Fé e Luz a 40 ans !


Le logo des 40 ans et la grande basilique de Aparecida
En 1977, à Rio de Janeiro et à Sao Paulo, Maria-Cecilia et Zilda, sans concertation entre elles, ont démarré Foi et Lumière au Brésil. Qui fut la première ? Personne ne peut ou ne veut le dire, et ainsi, elles sont toutes les deux honorées pour avoir entendu l’appel de Jean Vanier et Marie-Hélène Mathieu, et y avoir répondu avec générosité.
L'imagem
En 2017, les Brésiliens ont voulu fêter comme il se doit cet anniversaire, mais aussi celui des 300 ans de Nossa Senhora de Aparecida. C’est en effet en 1717 que trois pêcheurs avaient retiré de leur filet une statuette représentant un corps de femme blessée, sans tête ; en relançant leur filet, ils ont trouvé la tête qui manquait. Ils avaient beaucoup prié pour que leur pêche soit bonne, pas pour une pêche miraculeuse ! Dieu répond à nos prières de manière étonnante, mais Il ne nous donne que des choses bonnes, pas forcément celles que nous attendions. Et cette statuette attire aujourd’hui des millions de pèlerins qui viennent prier Marie comme l’avaient fait avant eux les pêcheurs, avec humilité. Fé e Luz s’est donc joint à cette grande ferveur populaire et a voulu que la fête des 40 ans se passe au milieu d’une grande foule, pour pouvoir être visible et témoigner ainsi de la manière dont Jésus a un amour de prédilection pour les plus petits. La foule était grande en effet car cela s’est passé au cours du grand week-end de la Fête-Dieu. Et même si nous étions environ 400, nous n’étions qu’un petit nombre face à la foule des pèlerins venus en masse à Aparecida.
Pour que la fête soit encore plus belle, des délégués venus des pays des provinces d’Amérique Latine étaient venus du Paraguay, du Chili, du Pérou, du Nicaragua et du Mexique. Maria-Cecilia était venue avec Tim des États-Unis, mais Zilda n’a pas pu être des nôtres ; elle avait envoyé un message très en phase avec celui d’Aparecida : en toutes circonstances, il faut prier, prier, prier…
Depuis la célébration d’ouverture jusqu’à la célébration d’envoi, ce fut un véritable festival qu’il est impossible de raconter tellement tout était merveilleusement préparé et animé. Et puis, raconter une fête organisée par des Brésiliens, c’est quasiment impossible, il faut y être pour comprendre que tout est occasion de joie, de rires, d’émotions… Donc je ne peux que donner quelques flashes qui me restent dans le cœur après ces belles journées :
Les décorations d'Aparecida 
-         -  La Fête-Dieu, grande célébration populaire avec la très belle procession dans la vieille ville dont les rues étaient recouvertes de tapisseries superbes. Elles sont réalisées avec de la sciure de bois colorée, du marc de café, de la farine, des fleurs, du sable et quelques autres accessoires tels que des capsules de bouteilles... Chaque paroisse avait la charge d’une tapisserie et elles avaient rivalisé d'imagination et d'inspiration pour honorer le passage duSaint Sacrement !
-        -  La célébration d’ouverture avec un festival de bannières toutes plus belles les unes que les autres et de nombreux messages : de Zilda, Jean Vanier et Marie-Hélène en vidéo, mais aussi de Maria-Cecilia et bien d’autres. J’ai modestement essayé de répondre à la question qui m’avait été posée, quelle vision pour Foi et Lumière ? Je n’ai pas la vision de l’avenir, mais pour avancer, j'ai dit qu'il fallait trois outils, en lien avec l’appel, l’identité et la mission : écoute (l’attention au cri du pauvre), la fidélité (à sa communauté, c’est là qu’on trouve l’énergie) et l’audace (que nous donnent les personnes ayant un handicap).
Don Sergio distribue des marque-pages F&L
Célébration dans la grande basilique
-        -  La célébration eucharistique dans la grande basilique présidée par l’évêque d’Aparecida, Don Sergio Krzywy, évêque référence de Foi et Lumière au Brésil, et concélébrée par les 8 aumôniers présents. La basilique était pleine et les pèlerins présents à cette messe nous ont bien vus et ils ont beaucoup entendu parler de Foi et Lumière ! J’ai été très agréablement étonné en voyant, après la messe, sur le chemin du retour vers les lieux d’hébergement, don Sergio distribuer aux passants des marque-pages Foi et Lumière ; voilà un évêque référence qui fait honneur à sa mission !
-       -  La fête d’anniversaire dont je ne retiens qu’une seule image : Sainte Bernadette priant à genoux devant Notre-Dame d’Aparecida. Un beau raccourci pour que se rejoignent les anniversaires de Foi et Lumière (avec Bernadette) et d’Aparecida !
-      -   Les rencontres avec les uns et les autres ; là aussi, je ne retiens que celle avec un aumônier français, Philippe Roche (qui a écrit un témoignage dans Hisse et Ho ! n° 33 page 19). Il m’a raconté la vie au quotidien de sa communauté dans les favelas…
-      -   Les retrouvailles avec mes amis handicapés rencontrés au cours des visites précédentes ; ils ont tous une meilleure mémoire de moi et leur amitié n’a pas pris une ride. Je ne peux pas les citer tous, de peur d’en oublier, mais Vanessa, Ricardo, Rubencito, Thiago, Freddy, Jose Felipe et tous  les autres, je ne vous oublie pas ! Vous restez tous dans mon coeur e mes prières.
-      -   La célébration d’envoi, au bord de la rivière où les pêcheurs ont eu cette belle découverte de la statuette de Marie, présidée aussi par don Sergio, s’est terminée par une célébration d’envoi au cours de laquelle ont été associés les jeunes qui iront en Espagne début août : ils partent bien à cette rencontre non pas seulement pour se baigner dans la mer Méditerranée, mais aussi avec une mission à remplir !
Maria-Silvia avec Sabrina et Angelina
Pendant ces journées, les membres de la province Campo Belo se sont réunis pour une assemblée provinciale. Cela fait la deuxième assemblée à laquelle j’ai participé sur les trois qui ont eu lieu depuis 2009. Sabrina Nalon a été élue et remplace Angelina pour les quatre prochaines années. Merci à toutes les deux pour le service donné et à donner !

Ces quelques jours passés au Brésil furent une fête extraordinaire et je suis revenu même pas fatigué (alors que j’avais plein de bonnes raisons pour l’être !) car j’ai été sans arrêt porté par l’enthousiasme des amis d’Amérique Latine : une fête là-bas, ce n’est même pas fatigant !! Merci à tous ceux qui se sont donné beaucoup de mal pour que tout soit réussi, que Dieu bénisse Fé e Luz et que Nossa Senhora da Conceição Aparecida vous accompagne pour les 40 prochaines années !

Bon anniversaire !
L'album photo 










mercredi 5 juillet 2017

Ne craignez pas !


Le Vésuve et la baie de Naples depuis la château St Elme
Pour la fête de la Pentecôte 2017, j’ai bouclé la boucle des provinces Foi et Lumière ; la province Mers et Volcans (Sud de l’Italie) est en effet la 52ème province que j’ai visitée depuis 2008. Il est important pour le coordinateur d’aller à la rencontre de tous sans discrimination de distance, ce n’est pas parce que la province est éloignée qu’il ne faut pas y aller, au contraire ! Mais cette fois, pour aller à Naples, ce n'était pas trop loin !
Le Vésuve depuis Castellamare
En ce début du mois de juin, la province Mers et Volcans, la bien nommée, s’est réunie à Castellamare di Stabia (au bord de la mer Tyrrhénienne), et au pied d’un volcan, le fameux Vésuve. C’était le moment choisi pour l’assemblée de la province et toutes les communautés de Campanie, des Pouilles, de Basilicate et de Sicile étaient venues pour ce moment important de la vie de la province. Je suis arrivé la veille et j’ai été accueilli par Bruno Galante, de Naples, qui m’a fait les honneurs de sa belle ville, et de son centre historique. Nous avons vu l’église du Gesù Nuovo, la basilique Santa Chiara et son beau cloître, la cathédrale, il Duomo San Gennaro, le château Saint Elme qui domine toute la baie de Naples pour ne citer que les principaux lieux visités, sans oublier une dégustation de la grande spécialité napolitaine,  la pizza !
A Castellamare, pendant trois jours, des temps de réflexion, de prière, de discernement, mais aussi des temps de fête ont rythmé le programme. Chaque jour, un mot clé était donné en référence au thème de la rencontre "Ne craignez pas !" : avoir confiance (ce qui fait que les relations que nous avons entre nous sont solides, que nous pouvons compter les uns sur les autres), s’abandonner (laisser toute sa place à l’Esprit Saint pour nous accompagner) et être transformé (ne plus avoir peur de l’autre). 


Carlo et Vito
Concours de danse
Le discernement a trouvé très naturellement sa place dans cette trame et, Vito Giannulo a été élu coordinateur de la province pour succéder à Carlo ; un grand merci à tous les deux ! Vito est journaliste et est le fils de Vanna Rossani, ancienne coordinatrice nationale de l’Italie. Puis nous avons vécu la traditionnelle fête où, avec Vito et Lucia, comme membres du jury, nous avons dû départager les équipes en course pour le plus beau chant, la plus belle danse…
Vito reprend la bannière de la province
Cave canem
Sur le chemin du retour, nous avons visité les ruines de Pompéi : ce fut une relecture des livres d’histoire de ma jeunesse. J’y ai retrouvé toutes les images qui avaient marqué ma mémoire, les passages pour piétons, les mosaïques de chien (cave canem)…

Ce que je retiens surtout de ces trois jours, c’est la rencontre d’une maman de Sicile venue avec son fils, deux fois plus grand qu’elle, et très handicapé. La tendresse avec laquelle elle s’est occupée de lui, sa grande foi, son grand désir que Jésus vienne à la rencontre de son fils, m’ont énormément touché. Rien que pour elle, ça valait le coup de fonder Foi et Lumière ! Et j’ai compris qu’elle ne connaît Foi et Lumière que depuis peu de temps… Combien comme elle sont en attente de nous rencontrer ? Ne craignons pas d’aller à leur rencontre !

jeudi 29 juin 2017

En marche vers la paix avec Dorothée et Nicolas

Frère Nicolas
Le tableau de la roue
Il y a 600 ans naissait Nicolas de Flüe (ainsi nommé car né dans une ferme de Flüeli) dans le canton d’Obwald, au plein cœur de la Suisse. A 30 ans, il se maria avec Dorothée et ils eurent dix enfants, cinq garçons et cinq filles. Vingt ans plus tard, juste après la naissance de leur dixième enfant, il a tout quitté pour devenir ermite au Ranft. Sa spiritualité peut se résumer à la contemplation quotidienne de son livre de prière, le fameux tableau de la roue. Il a souvent été consulté par les uns et les autres pour résoudre des différends plus ou moins importants et les réponses lumineuses qu’il a données ont fait de lui un des principaux saints patrons de la Suisse car il a su ramener la paix et la communion entre tous. On peut juste regretter que sa femme Dorothée, qui avait compris que l’appel que son cher mari avait reçu le dépassait, la dépassait, et qu’ils avaient besoin tous les deux de s’abandonner à la Miséricorde divine, n’ait pas elle aussi été canonisée… Mais les communautés Foi et Lumière de Suisse et du Jura français les ont fêtés tous les deux ensemble, associant Dorothée à frère Nicolas, pour se mettre en marche vers la paix.
La célébration d'ouverture avec Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion
L'arbre de la paix
Nous étions environ 250 pèlerins à nous être mis en route pour rejoindre le pays de frère Nicolas, dans le petit village de Sankt Niklausen : le cadre était magnifique, au-dessus du lac de Sarnen, au-dessous de superbes sommets, au milieu des vaches… Nous avons pu aller visiter le Ranft et l’ermitage de frère Nicolas, célébrer la réconciliation par une très belle liturgie, concrète et priante, fêter la paix avec une très belle animation musicale, construire un arbre de la paix, danser, chanter, prier tous ensemble dans une grande amitié. Nous avons repris à notre compte les dix règles de la paix que chaque communauté a illustrées à sa manière.
Un groupe de scouts était venu apporter leur aide, des jeunes pleins d’énergie, et j’ai pu constater que, comme d’habitude dans de telles circonstances, ceux qui viennent aider finissent par réaliser qu’ils reçoivent plus que ce qu’ils ont pu donner.
La fête finale pleine de joie
Joséphine était venue de Chypre pour ne pas oublier que son pays est divisé et que tous y attendent aussi la paix.
Sur le chemin du retour, nous avons pu découvrir des paysages superbes de lacs, de montagnes et de vallées jusqu’à la maison de Gabrielle et Pierre-André, très accueillants et heureux de nous faire découvrir leur ville de Gruyères et les montagnes environnantes ! Merci !
Je n'oublie pas la prière de frère Nicolas que nous avons chantée si souvent... 



"Mon Seigneur et mon Dieu, prends-moi tout entier pour Toi, mon Seigneur et mon Dieu. Arrache de moi tout ce qui m'empêche d'être à toi ; Accorde-moi tout ce qui peut me rapprocher de Toi ; Délivre-moi de moi-même et prends-moi tout entier pour Toi."

Le père Klaus n'avait pas apporté son cor des Alpes, mais on a  pu en voir.
Isabelle, Joséphine et Gabrielle à plus de 2000 mètres (Moléson)

Album photo