jeudi 20 décembre 2012

Un Noël plein d’espérance !


Une belle année se termine, en route pour 2013 !
Pour tous ceux qui n'ont pas vu ce message de Noël, je vous le propose ici. L'année 2012 se termine bientôt, et je souhaite à chacun de bonnes fêtes de Noël. L'année 20213 sera riche en événements, à commencer par notre rencontre internationale prévue en juillet à Leeds. C'est là que nous définirons des priorités pour les cinq années à venir, que nous élirons un nouveau conseil d'administration, que l'équipe de coordination internationale sera en partie renouvelée, que nous clorons les célébrations du quarantième anniversaire de Foi et Lumière et nous en repartirons tous pleins d'énergie et de joie pour poursuivre l'aventure qui a démarré en 1971. Bonne et sainte année 2013 !





En cette fin d’année 2012, nous pouvons tout d’abord rendre grâce pour tous les merveilleux pèlerinages qui ont eu lieu dans les provinces, tous différents, tous porteurs de notre message de joie ! De la joie, nous en avons bien besoin, et la dimension prophétique de notre "Bonne Nouvelle" est d’autant plus importante que ce que nous voyons et entendons des "signes des temps" ne nous pousse pas vraiment à la joie… En ce temps de Noël, il nous faut venir vers l’enfant Jésus pour lui offrir tout ce que nous avons vécu de beau et d’intense, mais aussi de triste et de désespérant, et lui demander de nous redonner l’Espérance !
Parmi les souvenirs de cette année qui m’ont marqué, j’en relèverai trois : trois petits flashes qui m’ont montré que, avec Jésus dans nos communautés, tout est possible. « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. » (Jn 16, 33).

En mai, j’ai entendu Philippe Pozzo Di Borgo, dont l’histoire a inspiré le film "Intouchables", dire : « Ce n’est pas quand j’ai eu cet accident de parapente qui m’a rendu tétraplégique que je suis devenu handicapé, c’est quand ma femme est morte et que je me suis retrouvé seul ». La solitude, c’est pire que le handicap ! Cela m’a fait réaliser l’importance de nos communautés Foi et Lumière, combien il est important d’aller chercher tous ceux qui sont en attente de ces relations d’amitié que nous vivons, qui font du bien et qui redonnent de l’espérance!

En août, le jour de la fête de Saint Maximilien Kolbe, en nous rendant vers Varsovie pour le pèlerinage de la province Pologne Centre-Est, nous nous sommes arrêtés brièvement devant les camps d’Auschwitz et de Birkenau. Il faisait un temps de circonstance, lugubre… Je me suis rappelé ce livre que j’avais lu quelque temps auparavant, écrit par Magda Hollander-Lafon, rescapée de ces camps, intitulé : "Quatre petits bouts de pain ; des ténèbres à la joie". Elle y dit : « J’ai compris que je ne pouvais appeler personne dans le meilleur de lui-même sans être moi-même libérée de mes propres blessures, de mes peurs, de mes violences. Alors seulement je peux accueillir l’autre là où il est ». Cela m’a fait réaliser que la joie que nous vivons à Foi et Lumière passe forcément par l’identification et l’acceptation de nos propres handicaps, et certainement pas par le déni, que cela donne l’espérance qui fait passer des ténèbres à la joie.

En octobre, un ami de Foi et Lumière de Syrie est venu nous rejoindre pendant que le Conseil d’Administration était réuni au Liban. Il nous a raconté comment Foi et Lumière continuait sa mission dans son pays, d’une manière différente, mais la nécessité de se rencontrer est encore plus forte dans les circonstances dramatiques que vit son pays. Il y a notamment ce besoin de solidarité qui fait que certaines personnes handicapées déplacées ont besoin d’être accueillies et hébergées… Foi et Lumière peut et doit s’adapter pour faire des actions inhabituelles mais tellement nécessaires quand il s’agit de questions de vie ou de mort…

Alors, demandons à Jésus, qui est venu prendre chair et partager notre humanité, de nous redonner l’Espérance, cette vertu qui est si merveilleusement présentée par Charles Péguy…
Je vous souhaite un très joyeux Noël, un Noël plein d’Espérance, pour chacun d’entre vous, pour chacune de vos communautés, et tout spécialement à celles qui s’appellent Espérance !

Charles Péguy
Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance.
Et je n'en reviens pas.

L'Espérance est une petite fille de rien du tout.
Qui est venue au monde le jour de Noël de l'année dernière.
C'est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes.
Comme l'étoile a conduit les trois rois du fin fond de l'Orient.
Vers le berceau de mon fils.
Ainsi une flamme tremblante.
Elle seule conduira les Vertus et le Mondes.




La petite Espérance s'avance entre ses deux grandes sœurs
Et l'on n'a d'attention
que pour les deux grandes sœurs.
Qui vont au plus pressé.
Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs,
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.
La petite, celle qui va encore à l'école.
Et qui marche.
Perdue entre les jupes de ses sœurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grandes

qui traînent la petite par la main.
Les aveugles qui ne voient pas au contraire.
Que c'est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.

L'Espérance voit ce qui sera.
Dans le temps et dans l'éternité.
Pour ainsi dire le futur de l'éternité même.

lundi 17 décembre 2012

Rien ne manque à Salamanque

Une belle vue de la cathédrale de l'Assomption

Pour la dernière étape de sa tournée, la caravane de la formation internationale a monté son chapiteau à Salamanque, en Espagne. En fait de chapiteau, nous étions dans la Casa de Iglesia, magnifique édifice historique dont les plans ont été faits au XVIème siècle, à l’époque de Charles Quint. Raúl en est le directeur, ce qui a bien facilité les choses.
En plein travail !
Il y avait une quarantaine de personnes, venues des trois provinces de la Péninsule Ibérique, pour trois jours de formation : une formation intense car ce qui a été proposé à Salamanque dure en général deux fois plus longtemps. De plus, l’équipe de formation a été réduite car à la dernière minute, Hervé et Anne Cuche, malades, n’ont pas pu venir. J’ai ainsi repris une présentation sur l’accompagnement, que j’ai bien aimé faire ; j’ai été inspiré par la manière dont Julie avait pris soin de sa grand-mère dans les dernières années de sa vie, et l’avait bien accompagnée. Elle utilisait toujours à très bon escient des paroles de vérité que seule elle pouvait dire, sans blesser et avec beaucoup de respect. Leurs fragilités se sont rencontrées et reconnues…
L’ambiance fut très bonne, tous – dont beaucoup de jeunes - étaient avides d’apprendre ; Raúl avait constitué un excellent orchestre international avec guitare, violon, piano, percussion, voix et le répertoire des chants (en espagnol et en portugais) était de grande qualité.
Nous avons eu une soirée avec les communautés de Salamanque : une veillée de prière suivie d’un dîner et d’une séance de jeux extrêmement animée ! Quelle ambiance !
La fête bat son plein
Le dernier jour, Monseigneur Carlos López Hernández, évêque de Salamnque est passé pour nous saluer et nous dire combien ce que Foi et Lumière fait est important pour l’Église. Puis ce fut la messe finale et l’envoi de chacun vers sa communauté.
Je remercie toute l’équipe locale constituée pour cette occasion, Raúl, Miguel et Muski, Alice et Nacho : je me réjouis de voir ces trois provinces avoir des projets communs ! Je remercie l’équipe de formation internationale, Claude et Denise, Hervé et Anne (même s’ils n’étaient pas présents, ils ont beaucoup contribué à la préparation et à la réussite de cette formation), le Père Xavier, infatigable dans ses traductions !
 Il va falloir maintenant penser aux suites : je suis sur que les priorités que va décider la future assemblée générale de Leeds incluront un chapitre sur la formation…

Et voici les photos

mercredi 5 décembre 2012

Pèlerinage à Pachacamac


Parmi les derniers événements organisés pour fêter les 40 ans de Foi et Lumière, une centaine de personnes de la province "Jésus Lumière des Andes" (Chili, Colombie, Equateur et Pérou) sont partis en pèlerinage à Pachacamac, à une heure de route de Lima. Mariana Mujica raconte comment cette aventure s'est préparée, et comment les fruits ont pu dépasser toutes les espérances !

La Vierge de Pachacamac
Une petite équipe a commencé à préparer le pèlerinage en février 2012 : nous avons commencé par nous demander où nous irions ? Nous avons pensé au Sanctuaire de Sainte Rose de Lima, mais cela aurait été très difficile d’aller dans le centre de Lima où  il n'y a pas assez de sécurité pour nos amis handicapés. Nous avons demandé à notre Mère Marie de nous guider dans ce discernement et c'est ainsi que nous avons décidé d'aller vers une chapelle construite en l'honneur de Notre Dame du Rosaire à Pachacamac, qui n’est pas  loin de Lima. C’est dans cette ville qu’une jeune amie de Foi et Lumière a fondé, il y a 10 ans, la Communauté des Apôtres de Marie Reine de la Paix.
Combien vont venir à ce pèlerinage ? Nous avons pensé qu'environ 60 personnes participeraient, et avec ce chiffre en tête, nous avons réservé la maison de retraite où nous passerions la nuit avant le pèlerinage.
En juillet, nous avons reçu des nouvelles de nos amis du Brésil : ils voulaient participer aussi ! Quel beau cadeau ! Ils sont venus à 8 : Zilda, Lilian, Maria Elena, Carmen, Denisson, Marilene, Tereza et Helper.
Nous allions avoir besoin d'un peu d'argent pour payer les bus et nous nous sommes dit : nous allons vendre des crayons ! Et nous en avons vendu 1500 portant le logo de Foi et Lumière. Ça a permis de payer les 3 bus, parce que finalement plus de 100 personnes sont venues !
Nous sommes arrivés le samedi après-midi à la maison de retraite : là, les participants se sont présentés, et chaque communauté a embarqué dans un très beau bateau qu’avait préparé Aida, notre trésorière provinciale.
Dans la soirée, nous avons eu une veillée de préparation avec un chapelet de lumière : avec de nombreuses bougies allumées, nous avons prié la Vierge Marie.

Le dimanche, nous sommes partis tôt dans les bus jusqu’à Pachacamac. Nous sommes arrivés à la chapelle pour prier ensemble le chapelet, puis consacrer nos communautés à la Sainte Vierge. Cette consécration a été faite avec des textes de Jean-Paul II compilés par le Père Carlos Cardó, curé de ma paroisse (Notre-Dame de Fatima à Miraflores) pour une consécration de la paroisse. J'ai pris la liberté de l'adapter pour les communautés Foi et Lumière.
Il y avait une atmosphère d'amour et de tendresse, en particulier par la présence de tant de mamans avec leurs enfants, en union avec notre Mère à tous, celle qui nous conduit à son Fils Jésus.
Nous avons appris que tout projet doit toujours être mis dans les mains du Seigneur et de Marie, sa Mère ; aussi difficile que cela puisse nous paraître, il faut faire confiance, 
toujours et encore faire confiance….
Tout est grâce, nous n'avions pas imaginé une telle pluie de bénédictions,! Merci Jésus, merci Marie pour le don de Foi et Lumière !

lundi 3 décembre 2012

Installation de Monseigneur Borys Gudziak à Notre-Dame de Paris

Le nouvel exarque apostolique Monseigneur Borys

 Le dimanche 2 décembre, Monseigneur Borys Gudziak, le nouvel exarque apostolique de l’Église gréco-catholique d’Ukraine pour la France, les pays du Benelux et la Suisse a été installé dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Monseigneur Borys a été le recteur de l’université catholique de Lviv, université qui a été le berceau en Ukraine de l’Arche et de Foi et Lumière. Il est donc très proche des personnes handicapées dont il disait "elles sont nos maîtres en relations humaines", et une délégation de 14 personnes est venue à cette occasion pour lui témoigner leur amitié et l’entourer de leurs prières pendant cette célébration solennelle ! Il y avait Zénia Kushpeta, qui, à partir de 1991, a créé le Centre Emmaus au sein de l’université catholique (son objectif est de soutenir les personnes handicapées et leurs familles), Foi et Lumière, l’Arche… il y avait aussi Uliana, la coordinatrice de la province Ukraine, Christina (ancienne de ma communauté…) qui a succédé à Zénia au Centre Emmaus, Oksana, responsable de l’Arche et 6 personnes ayant un handicap.
L'accueil de Monseigneur Borys par le Patriarche Sviatoslav
La cérémonie fut très belle, la célébration de la liturgie grecque-catholique est très riche et symbolique ! La Cathédrale était pleine et tous ont pu prier dans une ambiance un peu inhabituelle car ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir le Patriarche de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, Sa Béatitude Sviatoslav Shevchuk, deux cardinaux, Monseigneur André Vingt-Trois (qui avait prêté la Cathédrale pour cette installation) et Monseigneur Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, deux nonces apostoliques, de nombreux évêques et prêtres qui ont concélébré la divine liturgie. La célébration a duré près de trois heures et tous furent en admiration ; comme l’a dit à la fin Monseigneur Borys, "en parole, par le sacrement, par le geste et par le chant, dans nos cœurs et dans nos âmes, nous venons de vivre la gloire du Seigneur qui nous a été partagée en abondance. A Lui, gloire et louange".
Pendant la lecture de l’Évangile, un petit groupe dont plusieurs personnes handicapées sont montées dans le chœur de la Cathédrale pour un mime, cela avait été voulu par le nouvel exarque.
A la fin de la sainte liturgie, Monseigneur Borys a lu un texte dans lequel il remerciait tous ceux qui l’avaient accompagné pour cette installation et il a terminé en parlant de sa mission ; il voit un signe dans le fait que son exarchat est petit et vulnérable :
Le discours de Monseigneur Borys
"Notre exarchat est petit et vulnérable : 16 prêtres pour la France, le Benelux et la Suisse, avec un budget modeste ; un grand nombre de nos fidèles sont sans-papier... Et pourtant, nous vivons la gloire du Seigneur, nous sommes les enfants des nouveaux martyrs d’Ukraine, nous sommes des témoins. Nous avons vu des miracles, nous sommes les enfants du miracle, nous pouvons et nous devons en témoigner librement et dans la joie comme nous le faisons ici aujourd’hui. Le sang des martyrs est devenu semence de foi, notre Église, renouvelée, porte la grande responsabilité de témoigner de ce miracle. Soyons nous aussi vulnérables et témoignons courageusement. Jésus l’a fait : il était vulnérable et il a témoigné. C’est ce à quoi il nous appelle".
J’ai reconnu dans ces paroles ce que nous vivons à Foi et Lumière ; nous sommes nous aussi petits et vulnérables, et nous témoignons de la joie que nous vivons. En ce temps de l’Avent, poursuivons notre travail de messagers de la joie : reconnaissons-nous vulnérables et témoignons courageusement comme Jésus, né vulnérable et dépendant, nous y appelle.

jeudi 29 novembre 2012

Un beau cadeau de mariage !

Ombline et Aurélie
Ombline et Aurélie sont deux sœurs jumelles. Ombline souffre d’un handicap mental et ne peut pas partager avec sa sœur toutes les joies et les complicités que connaissent habituellement des soeurs jumelles… Mais elles connaissent la joie de participer ensemble à la vie d’une communauté Foi et Lumière dans la région parisienne.

Et puis un jour, Aurélie a rencontré Sébastien… et l’amour a grandi entre eux jusqu’à devenir un projet de mariage ! Aurélie aime beaucoup la vie de la communauté Foi et Lumière où elle est heureuse de participer avec Ombline et elle a eu très envie de faire connaître cela à son fiancé. Et Sébastien a rencontré Ombline et il est allé lui aussi aux rencontres de la communauté !

C’est ainsi qu’a germé l’idée d’ajouter à la liste des cadeaux attendus sur la "liste de mariage", un item un peu particulier… Au milieu des couverts, des assiettes et de tout ce dont de jeunes mariés ont besoin pour démarrer leur vie commune, Aurélie et Sébastien ont ajouté un paragraphe sur Foi et Lumière où ils expliquaient en quoi consistait le mouvement et il était proposé de faire un don. C’était aussi pour eux une bonne occasion de faire découvrir Foi et Lumière à la famille et aux amis de Sébastien.

Et ça a bien marché ! Le chèque que nous avons reçu au secrétariat montre que cette belle et généreuse initiative a été bien comprise : les familles et les amis ont bien répondu à l’appel et ont voulu ainsi manifester que le jour du mariage d’Aurélie et de Sébastien, c’était aussi un jour de fête pour Ombline et tous ceux qui, comme elle, vivent la joie de l’amitié et de la rencontre dans une communauté Foi et Lumière !

Aurélie et Sébastien, je vous remercie très chaleureusement ! Je vous souhaite mille vœux de bonheur !


Aurélie rayonnante dans sa belle robe !

lundi 26 novembre 2012

Que les communautés sont belles au Zimbabwe !

Un très beau flamboyant !
Sur le chemin du retour du Cap, j’ai passé trois jours au Zimbabwe : cela faisait cinq ans que je n’étais pas venu dans ce beau pays ! Ces trois journées furent très denses et riches en rencontres !

Je fus accueilli à mon arrivée par le Père David Harold Barry, sj, et par Remedio (Rem) Fernandes. C’était très touchant de voir ensemble les deux personnes qui, à la suite d’une visite de Jean Vanier en 1982, avaient pris l’initiative de démarrer Foi et Lumière au Zimbabwe ; j’ai même eu le privilège de voir le lieu (la maison de Rem et Ann) où avait eu lieu la première réunion de fondation ! A la suite de cette réunion, comme le rappelle Marie-Hélène dans son livre (page 281), le Père David s’est émerveillé : « A la fin de la rencontre, nous nous sommes regardés les uns les autres avec grand étonnement de ce que nous venions de découvrir… C’était littéralement comme un trésor caché dans un champ. » Depuis 30 ans, Foi et Lumière a vécu au Zimbabwe, avec ses joies et ses peines, ses réussites et ses échecs, mais toujours une équipe solide a pu accompagner les communautés. J’ai eu la joie de rencontrer les piliers de cette équipe si dévouée : le Père David, toujours présent, Elinata (à Bulawayo), coordinatrice de la province Afrique Capricorne, Artkin Muwishi, qui, même s’il a déménagé de Kwekwe jusqu’à Zwishavane, continue de porter la flamme de Foi et Lumière dans son cœur, Lorraine (à Kwekwe) et Time Baluwa (à Harare). Tous portent le souci d’entretenir la petite semence, d’en prendre soin, de la faire grandir jusqu’à ce qu’elle ressemble aux beaux flamboyants dont les fleurs illuminent les paysages du Zimbabwe en cette saison. Et ils vont y arriver car leur foi est au moins aussi grande qu’une graine de moutarde… et un jour les oiseaux viendront faire leur nid dans ces beaux flamboyants !
La communauté de Chitungwiza
Une maman et son fils


Le premier jour, nous sommes allés voir la communauté de Chitungwiza, à côté de Harare : un mardi matin, le rendez-vous avait été fixé à 11 heures… je m’attendais à ne voir qu’une poignée de personnes… mais Mai Mutara and Leonard Chipeperengo avaient réuni une bonne cinquantaine de personnes qui nous accueillirent merveilleusement, à l’africaine, avec des chants et des danses ! Cette communauté fait partie de celles qui, pendant les années difficiles que ce pays a vécues, ont continué à se réunir ! Même s’ils n’avaient plus de nouvelles, plus de carnet de route, ils avaient toujours la réunion mensuelle, cette réunion qui fait tant de bien à tous !! 
Tabeth et sa grand-mère
Ensuite, nous sommes allés rendre visite à Tabeth, une jeune fille de 19 ans, qui vit avec sa grand-mère. Tabeth n’a pas de handicap mental, mais elle est en fauteuil roulant (obtenu grâce à Foi et Lumière) et ne peut plus aller à l’école… Ses parents sont morts et elle n’a pas d’autre famille que sa grand-mère… Le quatrième temps permet à Tabeth de recevoir des visites : c’est très important, c’est vital, de conserver des liens d’amitié entre les rencontres. Aller à la rencontre des personnes handicapées isolées ne doit pas se faire qu’une fois par mois ! Et puis, même s’il ne s’agit pas de handicap mental, il faut le faire aussi, on ne doit pas faire ce genre de ségrégation !
Chez Tobias
L’après-midi, nous sommes allés de l’autre côté de Harare, chez Tobias Chindime, voir des membres de la communauté Batanai Mabvuku. Là aussi, j’ai vu beaucoup de joie et ce fut une belle rencontre. Tobias, vice-coordinateur provincial, m’a dit comment allaient les 5 communautés qu’il accompagne (au passage, encore une fois, j’ai eu la confirmation qu’un bon accompagnement, c’est une visite à chaque communauté une fois par trimestre…) ; de plus, il y a une nouvelle communauté qui démarre et une autre, plus ancienne, qu’il essaie de faire redémarrer !





Artkin 
Le lendemain, grande journée à Kwekwe. Cette ville est à plus de 200 kilomètres de Harare, mais c’était l’occasion de retrouver Artkin et Lorraine ! Kwekwe a été le lieu où 167 personnes des communautés du Zimbabwe se sont retrouvées en septembre pour fêter les quarante ans de Foi et Lumière. Et le souvenir de ce grand et bel événement était encore dans les cœurs, il redonnera certainement beaucoup de vie et d’élan ! Chez Selina Mazhindu, nous avons chanté, dansé et fait la fête avec ceux que j’avais déjà rencontrés il y a cinq ans. Nous avons aussi eu le temps de faire une petite réunion de "travail" avec le Père David, Time, Artkin et Lorraine : organisation de la prochaine réunion de la province, prise en compte de besoins de communication, de formation…
Et puis, c’était déjà l’heure de repartir, Harare est à plus de trois heures de route !

On est bien à l'Arche !
Le troisième jour, nous sommes allés rendre visite à l’Arche de Harare, dans le quartier de Waterfalls : j’y ai reçu un très bon accueil, le Père David a célébré la messe et nous avons pris le repas avec la communauté.
Florence et sa fille
L’après-midi, nous sommes allés chez Florence Kabaydondo, coordinatrice de la communauté de Kudakwashe, où sept personnes étaient là pour nous accueillir. J’ai été frappé par la belle manière dont cette communauté vit l’œcuménisme : il y avait trois mamans présentes, dont Florence qui est anglicane, les deux autres étant catholique et méthodiste. Les réunions sont organisées dans la paroisse catholique, car il n’est pas possible de le faire dans la paroisse anglicane pour deux raisons : crainte de prosélytisme et à cause de la confusion qui règne depuis l’entrée en dissidence de Norbert Kunonga (qui a fondé l’Église de la province du Zimbabwe début 2008 et a récupéré tous les lieux de culte !) L’Église anglicane se réunit "sous les arbres" alors que les églises sont quasiment vides… Mais le 19 novembre, la cour suprême du Zimbabwe a finalement ordonné la restitution des biens et propriétés de l’Église anglicane…
Nous les avons encouragés à faire les réunions alternativement dans chacune des paroisses, cela devrait permettre à la communauté d’être plus visible. A cette réunion, Bothwell, un jeune homme ayant un handicap mental qui prenait beaucoup de notes de tout ce qui se disait, m’a demandé si Foi et Lumière pouvait l’aider à monter un petit commerce ? Je lui ai dit que ce n’était pas dans notre mission, que nous ne faisions qu’encourager les personnes comme lui à sortir de leur isolement, à créer des liens d’amitié… et que ce premier pas était certainement le plus difficile à faire. Le deuxième, c’est celui qu’il peut faire lui-même, avec l’aide de ses amis. Ce genre de propos n’est jamais facile à tenir, quand on voit l’extrême pauvreté des membres des communautés des pays comme le Zimbabwe, mais Florence est venue à mon aide, et elle a parlé aussi à Bothwell : elle lui a dit qu’avant de connaître Foi et Lumière, elle pleurait tout le temps à cause de sa fille handicapée, et que maintenant qu’elle pouvait partager avec d’autres dans sa communauté, elle a retrouvé la joie de vivre et qu’elle peut maintenant aider d’autres à retrouver ce sourire qu’elle avait perdu !

Et puis il fallait déjà repartir… je ne sais pas si ma visite a pu faire du bien à Foi et Lumière au Zimbabwe, en tout cas, je remercie le Père David et tous ceux que j’ai rencontrés dans ce si beau pays pour leur accueil chaleureux et le temps qu’ils ont donné pour m’accompagner dans toutes ces rencontres… je suis allé à la rencontre de communautés, je leur ai dit que pour moi, c’était important de connaître ce qui se passe à l’intérieur de leurs communautés, que ça me faisait du bien de voir comme ils vivaient, malgré toutes les difficultés, magnifiquement l’esprit de Foi et Lumière ! Et comme je leur ai dit en partant, je suis venu au Zimbabwe en 2002, en 2007, en 2012, j’espère revenir avant 2017 !!

Les photos

mardi 20 novembre 2012

De belles rencontres autour du Cap

Table Mountain domine la ville du Cap
A l’occasion du pèlerinage organisé par l’Afrique du Sud à Fish Hoek, j’ai eu l’occasion de faire de très belles rencontres !

The Vine Community
 Il y a onze ans, fin 2001, j’étais venu pour la première fois dans ce beau pays, et j’y avais rencontré un groupe de parents, très soucieux de l’avenir de leurs enfants ; ils avaient en tête de démarrer l’Arche. Cette réunion a été organisée dans un café et je me souviens avoir tenté de répondre aux nombreuses questions du mieux que je pouvais, car je ne savais pas bien moi-même comment il fallait s’y prendre… Mais je les avais fortement encouragés à se lancer dans l’aventure : avec beaucoup d’efforts et de travail, ils arriveraient certainement à quelque chose, et même si le projet d’Arche ne débouchait pas, il y aurait certainement de beaux fruits à l’arrivée.
Deux ans plus tard, Jean Vanier est venu au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Pendant son séjour au Cap, il a été logé dans une maison du quartier de Constantia, au sud de la ville du Cap ; cette maison était celle qui devait abriter ce projet, et je suis sur qu’il a été également interrogé comme moi et qu’il a certainement beaucoup mieux répondu que moi ! Si bien qu’un foyer, baptisé "The Vine Community", a ouvert dans cette maison le 15 mai 2004 ! La vigne fait référence à la Vigne citée dans l’Évangile de Jean, mais aussi aux très beaux vignobles qui entourent le foyer… Constantia est réputé pour ses bons vins (que j’ai pu déguster) !

Foi et Lumière visite the Vine Community
Cette année, j’ai moi-même été hébergé pendant deux nuits dans cette maison… elle accueille aujourd’hui huit personnes ayant un handicap mental ! Quatre filles logées au rez-de-chaussée et quatre garçons logés au premier ; les repas sont pris en commun et deux personnes, Daleen et Janette, sont présentes dans la maison pour assurer une ambiance familiale, aider chacun des résidents à grandir humainement et spirituellement. De plus, les voisins directs (Dave Price et sa femme, ceux qui ont eu la très grande générosité d’offrir cette maison pour pouvoir réaliser ce projet !) sont également très présents pour des activités, comme celle d’emmener chaque matin à 6h45 les résidents sur leur lieu de travail ou d’activité (les transports en commun locaux ne leur permettent pas d’y aller seuls) et les ramener l'après-midi. J’ai été accueilli merveilleusement par tous et je me suis senti comme un membre de cette belle famille ! Je leur ai dit que ce foyer me rappelait la Maison Saint Joseph de Versailles, là où se trouve Julie, et qu’il fallait qu’ils puissent communiquer entre eux ! Taryn, Paul, Christopher, Johanna, Nicholas, Sven, Janine et Jenny, vous avez des amis qui vous attendent en France !

 Ce café, où a eu lieu notre réunion il y a 11 ans, appartenait à Dave et Liz Barnes ; ils l’ont revendu depuis et j’ai revu aussi Dave et Liz cette année… Dave est maintenant le directeur du Westlake United Church Trust (WUCT), créé par six églises chrétiennes dans le village de Westlake. 650 maisons ont été construites pour y loger les habitants d’un bidonville (7 à 8000 personnes), et il était très important que ces habitants soient accompagnés dans différents domaines.
Le village est très enclavé, coincé entre la grande prison de Pollsmoor, le très fameux Westlake Golf Club, un grand centre commercial, et les moyens de transport ne sont pas très commodes : il a fallu prévoir une école pour les enfants, puis un collège a été construit sur un terrain cédé par la prison. Des cours pour adultes existent également.
Des ateliers ont été créés pour que ceux et celles qui veulent développer leurs entreprises d’artisanat aient toutes les facilités nécessaires.
Dave Barnes et Beverley Squires
Des visites sont organisées régulièrement pour aider les uns et les autres pour diverses tâches quotidiennes : prise de médicaments (le taux de personnes séropositives est de 30 %), rédaction de documents administratifs…
Dave Barnes m’a fait visiter quelques uns des ateliers et l’école primaire (deux cents enfants étaient présents, tous très attentifs et pleins de joie…)
J’ai été émerveillé de cet engagement  auprès des plus pauvres : leur vision est d’être au service de la communauté de Westlake en témoins de l’amour de Jésus-Christ. Jean Vanier raconte souvent ce qu’on lui avait dit alors qu’il effectuait le trajet de l’aéroport de Santiago du Chili vers la ville : « A gauche, il y a le grand bidonville de Santiago et à droite, il y a les maisons riches défendues par la police et les militaires. Et personne ne travers cette route. » En Afrique du Sud, j’ai vu des hommes et des femmes qui construisent des ponts au dessus de cette route et j’ai été le témoin qu’ils faisaient grandir le Royaume de Dieu ! Merci Dave et Liz !


Le Cap de Bonne Espérance
 J’ai eu aussi l’occasion de pouvoir admirer les merveilles de Dieu dans la nature ! La région de Cape Town est une des plus belles du monde et de la ville du Cap au nord, dominée par la magnifique "Table Mountain" et bordée par de très belles plages, jusqu’au Cap de Bonne Espérance au sud (lieu mythique), j’ai pu louer Dieu pour ses merveilles !

D'autres belles images (Vine Community et WUCT)
et encore d'autres (la péninsule du Cap)

lundi 19 novembre 2012

Fermez le ban !

Le rideau est tombé le 10 novembre 2012 à Fish Hoek, près de la ville du Cap en Afrique du Sud. Le dernier pèlerinage organisé à l’occasion des 40 ans de Foi et Lumière a clos près de deux années de célébrations aux quatre coins du monde ! Une cinquantaine de fois, des messagers de la joie se sont rassemblés, en pays ou en provinces, pour rendre grâce pour le cadeau qui nous a été fait en 1971 à Lourdes ! Une cinquantaine de fois, nous avons fait connaître notre message de joie : « oui, l’amitié et la communion avec les personnes ayant un handicap mental sont des sources de grande joie ! Venez et voyez combien les plus petits sont ceux qui nous amènent à Jésus dont ils sont si proches ». Une cinquantaine de fois, de superbes gâteaux d’anniversaire ont été préparés avec soin, tous très bons, tous très beaux ! Une cinquantaine de fois, notre chant des "Messagers de la Joie" a été entonné !

Deux belles messagères de la joie !
Mais il faut bien s’arrêter un jour… et ce jour là, près de cent personnes étaient réunies pour cette dernière grande fête. Il y avait des membres des 5 communautés d’Afrique du Sud (de la ville du Cap et de Johannesburg), qu’Elinata, la coordinatrice de la province Afrique Capricorne, avait rejoints depuis Bulawayo, au Zimbabwe. Il y avait aussi des personnes invitées pour aider, pour découvrir la beauté de nos communautés. Le programme était très dense : jeux, chants et danses (voir la video), quelques discours, prière, repas, liturgie…

 Le repas s’est terminé par la dégustation d’un grand gâteau, décoré de la couverture de notre dernier carnet de route : un carnet de route qui s’est révélé excellent et très nourrissant !
Le gâteau d'anniversaire !

Le temps de liturgie était centré sur deux symboles : la fraction du pain, introduit par l’Évangile des Pèlerins d’Emmaüs, et une onction d’huile sur le front de chacun accompagnée par une parole de bénédiction.

Super jambee
Enfin, et ce fut le clou de cette belle journée, nous avons été initiés au rythme des tambours et des percussions africains ! Un animateur est arrivé, en moins d’une heure, à nous faire jouer comme si nous avions fait ça toute notre vie ! Huit minutes de folie, où chacun, quelque soit son handicap, a pu entrer dans une grande communion, huit minutes où nous étions tous à l’unisson, insensibles à nos différences !

Merci Bev !
Merci à Bev et à toute l’équipe qui a préparé et animé cette journée, vous avez été excellents et la "drumming session" finale restera dans les annales, une session qui a fait beaucoup de bruit comme si nous voulions être entendus jusqu’au bout de la terre : « Tous ensemble, nous pouvons faire des choses extraordinaires dès lors que chacun est accepté tel qu’il est ! Tous ensemble, nous voulons vous faire connaître notre message de joie ! Tous ensemble, nous allons poursuivre l’aventure pour encore 40 ans et bien plus encore ! "


Et ici les photos

mercredi 7 novembre 2012

Foi et Lumière témoin de Jésus-Christ en Afrique aujourd'hui

Foi et Lumière a été invité par le Conseil Pontifical pour les Laïcs à assister au Congrès Panafricain des laïcs catholiques qui s'est tenu à Yaoundé du 4 au 9 septembre. Le thème de ce Congrés était : "Être témoins de Jésus-Christ en Afrique aujourd'hui", et il était bon que Foi et Lumière soit représenté, car nos petites communautés dans ce beau continent sont de vrais témoins de Jésus ! Elles vivent de manière très belle et avec une pauvreté de moyens extrême une vie de communion et d'amitié entre les personnes ayant un handicap mental, leurs familles et leurs amis. Elles peuvent témoigner en vérité que de la souffrance, peut naître une grande joie, une joie qui prend sa source en Jésus. Les meilleurs messagers de la joie sont peut-être en Afrique ??
La soeur Anne-Marie Ngono nous a tous représentés à ce congrés ; voici le rapport qu'elle m'a envoyé. Je la remercie bien chaleureusement, sa présence a été très utile !
Le congrés s'est achevé le 9 septembre, veille de son anniversaire... elle a remarqué, toute fière, que c'était également le jour de l'anniversaire de Jean Vanier !

La Soeur Anne-Marie, au premier rang.

J’ai assisté au Congrès Panafricain de Yaoundé, mais je n'ai pas pu suivre tous les travaux de bout en bout pour des raisons de santé. A présent, je suis dans un monastère dans la banlieue de Yaoundé pour me reposer.
Le thème de ce Congrès Panafricain des Laïcs Catholiques était : "Etre témoins de Jésus-Christ en Afrique aujourd'hui". Nous avions pour modèles les Saints Martyrs de l'Ouganda : Saint Charles Lwanga et ses compagnons, qui ont versé leur sang pour la foi en Jésus-Christ, et c'est grâce à ce sang des martyrs qu'a jailli le peuple immense des croyants africains aujourd'hui ; ils ont témoigné de leur foi en Jésus-Christ, et nous aujourd'hui, quelle est notre façon de témoigner de Jésus-Christ en Afrique et partout dans le monde ?
Le Cardinal Stanislas RYLKO, Président du Conseil Pontifical pour les Laïcs, en ouvrant les travaux du congrès, a exalté le nombre des baptisés africains qui est passé en un siècle de 2 à 180 millions. Il voit le rôle immense et encourageant que jouent les très nombreux catéchistes, car ils sont des témoins vivants et directs au sein de la société, ils sont un très grand trait d'union entre le clergé, les religieux et le monde. Il a souhaité que ce Congrès puisse ouvrir et réveiller l'esprit de co-responsabilité et d'engagement chez les laïcs pour relever les nombreux défis tels que la pauvreté, les guerres et autres maux qui minent l'Afrique.
Pendant le Congrès, le Cardinal Stanislas a dit qu’il voyait les laïcs africains comme les Apôtres réunis au Cénacle avec la Vierge Marie que nous nommons "Notre Dame d'Afrique, Reine de la paix et Étoile de la nouvelle évangélisation" : "Vous serez mes témoins jusqu'aux extrémités de la terre" nous dit Jésus aujourd’hui.
Saint Charles Lwanga et ses Compagnons nous accompagnent avec tant d'autres grands missionnaires qui ont œuvré dans ce continent.
Soyez renouvelés dans la foi comme de vrais serviteurs, ranimés d'espérance et d'amour.
N'ayez pas peur, Dieu est présent au milieu de vous, malgré les nombreuses sectes, vous devez être d'authentiques serviteurs de l'espérance.
Cette exhortation, "N'ayez pas peur", le Cardinal Christian TUMI du Cameroun l’a redite dans son homélie de la messe de clôture le 9 Septembre en la Basilique Marie Reine des Apôtres à Mvolyié : "Etre témoin c'est être martyr, le chrétien ne doit pas avoir peur, soyez des témoins courageux comme l'ont été les martyrs de l'Ouganda que nous vénérons aujourd'hui".
Un point important est aussi celui de la formation des laïcs africains pour qu'à leur tour ils puissent exercer cette tâche éducative qui n'est pas une tâche aisée, car le serviteur n'est pas plus grand que son maître. L'exemple de Notre Seigneur Jésus-Christ nous montre qu’il y a beaucoup de contradictions et autres embûches auxquelles nous serons confrontés si nous ne mettons pas de l'ordre moral dans notre milieu de vie.
Les laïcs catholiques africains sont appelés à défendre la personne humaine, c'est-à-dire ses droits et ses devoirs, pour cela il lui faut un discernement fort et clair, entre le bien et le mal.
Suite à la formation des laïcs qui se fait en paroisse, en famille, la paroisse doit être soutenue par les laïcs dans les communautés catholiques de base, c'est ce que nous appelons les C.C.B.
Monseigneur ATANGA, Président de la Conférence Episcopale du Cameroun est intervienu en action de grâce pour le don de la foi dont l'Afrique jouit, il a surtout orienté son propos en direction des jeunes qui sont un don pour l'Afrique, quand nous voyons nos églises bondées de jeunes et surtout de jeunes engagés et qui ont besoin de repères. C'est ainsi que le laïcat africain doit s'appuyer sur sa jeunesse, l’avenir de l’Église de demain.
Allez vous aussi à ma vigne dit le Seigneur. Notre Seigneur attend la réponse quand il demande "Qui enverrai-je" ? La réponse est la suivante : "Me voici Seigneur, envoie-moi". Enfin, le Nonce Apostolique a exhorté à l'unité ecclésiale, celle qui naît de l'amour.

En résumé, le Congrès Panafricain des Laïcs Catholiques de Yaoundé a accueilli 300 participants venus de tous les pays d'Afrique et de Madagascar, 6 Cardinaux, 40 Associations parmi lesquelles Foi et Lumière était représentée par votre humble servante Sœur Anne-Marie NGONO, car aux appels des associations, j'étais la seule déléguée de Foi et Lumière à me lever.
Le mot de fin d'un représentant des Laïcs Catholiques était de
revendiquer pour l'Afrique le titre de continent de l'espérance, comme le dit le Prophète Jérémie : " Ne dis pas : 'Je ne suis qu'un enfant !' tu diras tout ce que je t'ordonnerai.". (Jr 1, 7)
J'ai pu avoir des contacts avec le responsable d'une association "Groupe Cana" qui était surpris de savoir que Foi et Lumière existe au Cameroun ! Il m'a promis de nous aider à travers les médias puisque c'est eux qui gèrent la Radio Catholique qui est dans l'Archidiocèse de Yaoundé. Je le ferai pour mieux faire connaître Foi et Lumière par les ondes.

 

mardi 6 novembre 2012

Un cri de joie en Guyane : "la communauté a été reconnue !"

Un cri de joie : "nous sommes reconnus !"

Le Conseil d'Administration a reconnu récemment la communauté "Cris de Joie" en Guyane. Cette communauté est bien isolée et n'est pas encore rattachée à une province... elle est très belle, pleine de joie (comme son nom de baptême le dit, elle explose de joie !), et elle ne manque pas de projets ! Cette reconnaissance les a comblés et ils sont maintenant fiers de faire partie de notre grande famille internationale. Stéfanie, la coordinatrice par intérim (en attendant que des élections soient organisées) a écrit ce texte pour nous dire comment ils ont vécu depuis leurs débuts jusqu'à la visite de Loïc et Isabelle Lainé et leur reconnaissance. Merci Stéfanie, ton témoignage est très beau, nos prières vous accompagnent ! A bientôt !
"Pour reprendre les termes de notre fondatrice G.N., « le commencement de Foi et Lumière en Guyane [résulte de] la persévérance, la prière, le jeûne et des sacrifices.»
 Tout a commencé en 2008 quand quelques familles de handicapés mentaux et des amis sympathisants décident, après deux tentatives infructueuses avec le fils de notre fondatrice et le Père HYASINE, de partager leur souffrance pour qu’elle devienne joie à la lumière de La Parole de notre Dieu. Ils se retrouvent à l’invitation de notre fondatrice qui a vécu une retraite spirituelle animée par Jean Vanier (co-créateur du mouvement Foi et Lumière International) au Foyer de Charité de Tressaint à Dinan.  Son fils lui avait parlé de cette communauté suite à sa rencontre avec sa co-fondatrice Marie-Hélène Mathieu à Paris des années auparavant. De retour en Guyane, elle prend donc contact avec le secrétariat international pour cheminer avec le programme de Foi et Lumière International, cette communauté née à Lourdes à Pâques 1971 et qui s’articule, telle la Sainte Trinité, autour de trois groupes : les personnes handicapées dites « sources de vie et d’amitié », leurs Parents et les Amis, des bénévoles en quête de l’Amour véritable. Le Père Laudin alors en poste à L’Eglise St Louis de Mirza à Cayenne accepte d’officier en tant qu’accompagnateur spirituel. Malgré le départ à la retraite de ce dernier, nous restons rattachés à cette paroisse et son curé actuel qui nous accueillent chaleureusement chaque année pour la fête de la Lumière, lors de la Présentation de Jésus-Christ au Temple. Tandis que la Communauté grandit et déménage au Collège Sainte Thérèse de Rémire-Montjoly en 2011, sa fondatrice nous quitte et me délègue ses fonctions, à ma grande surprise : comment accompagner des familles en tant que jeune célibataire sans enfant n’ayant pour seul point de repère son petit frère trisomique ? A force de détermination, dynamisme, persévérance… et beaucoup d’AUDACE !
En effet, j’envoie un appel au coordinateur international Ghislain du Chéné afin que nous passions en phase définitive de notre apprentissage de l’esprit de famille Foi et Lumière. Mon article dans le magazine international de la Communauté « Hisse et Ho !» attire son attention et celle de Loïc et Isabelle LAINE du diocèse de Nantes. Ils nous apprennent que Ghislain les a autorisés à nous évaluer pour que nous puissions rejoindre la famille internationale pendant leurs vacances chez leur fils en Guyane en juillet 2012. Nous saisissons alors cette chance unique de reconnaissance et organisons notre rencontre mensuelle exceptionnelle du troisième dimanche de chaque mois le 15 juillet dernier au collège Sainte Thérèse de Rémire-Montjoly : messe célébrée par le Père Laudin, partage biblique avec son successeur le Père Daniel Catherine et les familles tandis que nos personnes handicapées mentales dites « sources de vie et d’amitié »  participent à des activités ludiques avec les Amis. Nous concluons par un repas créole qui mettra en exergue toute la richesse des saveurs créoles de notre Guyane pluriethnique.
En septembre 2012, Ghislain m’apprend que le Conseil d'Administration du 8 au 10 octobre à Beyrouth étudiera notre requête qu’il appuiera très fortement après lecture des remontées de Loïc et Isabelle. Ce même mois nous cheminions à la suite de St Michel à Matoury. Enfin, le 11 octobre 2012, il nous annonce par mél que « la communauté "Cris de joie" va pouvoir crier de joie, car elle fait maintenant partie de la grande famille internationale de Foi et Lumière !!! « Bienvenue ! Je suis très heureux de vous accueillir ! Je remercie tout particulièrement Loïc et Isabelle qui ont pris le temps de venir vous rencontrer. J'ai pu présenter au CA les photos qu'ils m'avaient envoyées et tous ont pu ainsi apprécier de voir les beaux visages des personnes handicapées, des parents et le tien ! » Le dimanche 21 octobre 2012, nous arborions fièrement nos tee-shirts vert-pistache, couleur de l’espoir, fraîchement estampillés du logo de la Communauté Internationale et de notre mission en Guyane : « Seigneur, donne-nous la joie d’aimer ». Cette année nous invite à devenir des pêcheurs d’hommes. Nous avons donc décidé de montrer les merveilles que nous sommes dans l’ensemble de notre région et d’aider nos frères et sœurs à développer ces dons du Saint-Esprit qui sommeillent en chacun et chacune : patience, douceur, paix, acceptation de soi entre autres.

Première rencontre après la reconnaissance.

Nos projets ? A court terme, nous tenterons de participer à un maximum de manifestations diocésaines, dont la semaine missionnaire des JMJ en Guyane en juillet 2013. A long terme, nous contribuerons au rêve de notre grande famille : créer deux autres communautés en Guyane pour que notre coordinateur international vienne nous rendre visite et organise une province caribéenne avec la Martinique et d'autres régions qui adhéreraient à Foi et Lumière . Souviens-toi : «Rien n'est impossible à Dieu » (Lc 1,37) alors espère en lui et Il t'exaucera ! (Ps. 27)."

lundi 5 novembre 2012

Étape en Belgique pour les messagers de la joie


La source de Banneux
Du 2 au 4 novembre, les communautés de Belgique se sont rassemblées à Banneux pour leur pèlerinage ; il y avait 710 messagers de la joie venus fêter les 40 ans de Foi et Lumière ! Banneux est un lieu d’apparitions mariales : Marie y est apparue 8 fois (du 15 janvier au 2 mars 1933) à Mariette Beco, 11 ans, l’aînée d’une famille de 7 enfants. Comme à son habitude, Marie a choisi la plus petite et la plus pauvre pour lui donner son message, un message tout simple : « je viens soulager la souffrance », « priez beaucoup ». Notre-Dame de Banneux est justement appelée Notre-Dame des Pauvres et Foi et Lumière s’est trouvé très à l’aise dans cet environnement !
Cet article n’est pas un compte-rendu exhaustif de ce beau pèlerinage, mais seulement je voudrais seulement partager quelques impressions qui m’ont touché et marqué pendant ces trois jours. J’en ai choisi huit, comme le nombre des apparitions de Marie à Mariette !

1) La Belgique est un pays-province et avait besoin d’inviter au-delà de ses frontières pour ne pas être isolée et pour pouvoir partager la joie de cette fête avec des amis venus d’autres provinces.  Il y avait 105 délégués venus de la province Danube (Hongrie, Serbie et Roumanie) qui avaient voyagé en car pendant deux jours pour être là avec nous ; il y avait trois Suisses qui ont fêté avec nous la toute récente reconnaissance de leur province ₺Monts et Vallées sans Frontières₺ ; quelques amis sont venus en voisins du Luxembourg et des Pays-Bas ; des Libanais de passage à Banneux ont été tout heureux de se retrouver ₺en famille₺ ! Pour un pays-province, avoir neuf nationalités représentées, c’était un beau signe d’ouverture !
2) Ce pèlerinage est un des derniers organisés pour les 40 ans de Foi et Lumière, mais il y a eu dans les communautés de Belgique un long temps de préparation : l’icône de Foi et Lumière a réuni toutes les communautés en faisant elle-même un pèlerinage, cheminant de communauté en communauté, appelant chacune à se préparer pour ce temps important de rassemblement. Et toutes les communautés ont répondu à cette invitation et sont arrivées en suivant l’icône, comme dans une grande farandole ! Et le départ s’est fait aussi en farandole, la joie de tous a pu ainsi s’extérioriser de manière très visible ! Julie qui était venue avec moi avait étudié le programme et le dernier jour, elle m’a demandé à plusieurs reprises : « c’est bientôt la farandole ? »

Le beau gâteau d'anniversaire
3) J’ai été très ému de revoir le Père André Roberti, un des fondateurs de l’Arche et de Foi et Lumière en Belgique dont il fut le deuxième aumônier national. Il est devenu bien petit et faible… mais, même s’il a des difficultés à s’exprimer, sa parole reste forte : il m’a redit l’importance de la place à donner aux personnes ayant un handicap dans Foi et Lumière, il faut les associer au maximum des activités que nous organisons.
Les serviteurs du roi appellent les invités
4) Le matin du deuxième jour a été consacré à une catéchèse type JMJ, avec un mime, un temps de parole d’un évêque, un partage en petits groupes, une mise en commun et la messe. Le thème était l’Évangile du roi qui invite aux noces de son fils (Mt 22, 2-13). Monseigneur Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, a commenté le superbe mime qui avait été préparé par une communauté de Bruxelles et une communauté hongroise. Il était bien placé pour nous parler car il a été assistant à l’Arche (Liège, Cognac et Bruxelles), et aussi car sa devise épiscopale est : « Heureux les invités à la table du Seigneur ! ».  Il nous a fortement invités non pas à nous sentir proches de ceux qui sont invités, mais plutôt de ceux qui, comme les serviteurs du roi, appellent sans relâche ! Il faut en effet appeler tous ceux qui ne connaissent pas la joie vécue dans nos communautés, nous ne devons pas garder ce trésor pour nous !


5) L’invitation lancée par Monseigneur Jean Kockerols à inviter sans cesse n’a pas échappé au Père Xavier Nys… Le dimanche matin, à la fin de la messe présidée par Monseigneur Aloys Jousten, évêque de Liège, nous lui avons souhaité un joyeux anniversaire (deux jours plus tôt, il avait fêté ses 75 ans) et Xavier lui a fait une ₺offre d’emploi₺ ! « Monseigneur, vous allez avoir beaucoup de temps libre ! Je vous invite à devenir aumônier d’une communauté Foi et Lumière ! Et, s’il vous plaît, Monseigneur, dites à tous vos frères évêques que Foi et Lumière, c’est important, que Foi et Lumière fait du bien à tous, et spécialement aux aumôniers, vous avez devant vous un prêtre qui aurait quitté son ministère s’il n’avait pas rencontré Foi et Lumière ! ». Monseigneur Aloys Jousten l’a remercié pour l’offre d’emploi, et nous a assurés que le message serait passé à la conférence des évêques de Belgique, en français et en flamand ! Je pense que Foi et Lumière en Belgique doit se préparer à accompagner les nombreuses communautés qui vont naître en pays flamand !

6) Avec Julie, nous avons pu nous adresser aux pèlerins rassemblés dans l’église de la Vierge des Pauvres : notre message était simple et concret (j’ai été très heureux de le préparer avec Julie, ça m’a aidé à l’affiner) : « après un si beau pèlerinage, que vous avez si bien préparé, il faut d’abord vous reposer… mais c’est aussi pour prendre des forces pour la suite, l’aventure continue, mais Jésus et Marie sont avec nous ! »

7) Et le Père Xavier nous a promis aussi le Saint Esprit pour nous accompagner, visiblement ému à la fin de ces trois jours passés ensemble ! Tous alors ont démarré la farandole que Julie attendait, sur le chant du pèlerinage de 1971 : Amis, chantons notre joie !
8) Enfin, la joie de tous a pu s’exprimer de belle manière grâce à un entraînement musical superbe ! Grâce au groupe Totem, nous avons chanté Maman Marie et bien d’autres refrains avec force et entrain ! Maman Marie nous a remerciés par une météo qui fut extrêmement bien adaptée aux activités : pluie (parfois forte)quand nous étions à l’abri et soleil quand nous avons été dehors pour le chemin de lumière !
Alors, pour saluer Marie et rendre grâce pour son bon accueil à Banneux, je lui dis : « au revoir ! »

Pour voir les photos

lundi 22 octobre 2012

Reconnaissances !

Pendant les réunions du Conseil d’Administration, il y a une partie de l’ordre du jour réservée au Coordinateur International, et j’ai toujours beaucoup de joie à faire partager la vie des provinces et des communautés, j’ai toujours en tête, pendant le temps de mon rapport , les visages de ceux dont je parle avec enthousiasme !
Pendant la dernière réunion, j’ai proposé deux décisions au Conseil, deux décisions de reconnaissance. L’une concernait une province et l’autre une communauté, et je sais que ces deux décisions étaient très attendues ! Et les deux décisions ont été favorables ! Alleluia !

L'ancienne province Suisse pendant son pèlerinage de mai 2011

La province concernée était la Suisse. Je dis était car la province qui a été reconnue est un peu plus grande que le seul pays de Suisse… Depuis quelques temps, la communauté de Mont-Roland, dans le Jura Français, "flirtait" avec ses voisines helvétiques… Elle a participé au pèlerinage organisé à l’Ascension à Saint Maurice et les fiançailles se concrétisent maintenant, puisque, avec la bénédiction officielle de Raymonde Mouro, coordinatrice de la Province "France Est pétillante", la communauté a rejoint cette nouvelle province ! De plus, toute nouvelle communauté localisée dans le Diocèse de Saint Claude sera automatiquement rattachée à cette province. Quelques jours plus tard, ils étaient tous rassemblés près de Gruyères, et dans la célébration de cette reconnaissance tant espérée, ils se sont trouvé un nom de baptême (la province dans son nouveau périmètre ne pouvait plus s’appeler la Suisse…) : ₺Monts et Vallées sans Frontières₺, l’idée en revient aux membres de la communauté de Mont Roland (comme quoi, s’ouvrir sur l’extérieur apporte du sang neuf et de l’énergie nouvelle !) et les explications m’ont été données par Gabrielle Luchinger, coordinatrice provinciale par intérim jusqu'à l’assemblée fondatrice : ₺les MONTS, c'est bien, mais la réalité des VALLÉES, c'est le reflet de nos vies, avec des hauts et des bas, les ombres et les lumières, le retour au quotidien après l'enthousiasme des hauteurs... et les FRONTIÈRES, il n'y en a pas seulement sur les cartes géographiques, celles que nous construisons sont parfois les plus difficiles à franchir. Alors c'est bon de pouvoir gravir des monts ensemble, de là-haut on est capable de voir plus loin, sans frontières, peut-être d'avoir des visions... mais il est tout aussi bon d'en redescendre, fortifié, pour rejoindre ceux qui attendent notre présence. ₺ En plus, ils ont trouvé une chanson pour accompagner leur province… Bonne route à cette nouvelle province !

Là-haut sur la montagne est une nouvelle Province (bis)
Les Suisses et les Français se sont unis pour la créer
Là-haut sur la montagne est une nouvelle Province (bis)
Là-haut sur la montagne, un jour à Montbarry (bis)
En octobre un samedi, tous réunis, nouveaux amis
Là-haut sur la montagne, Mont et Vallées est né (bis)
Là-haut sur la montagne, il n’y a plus de frontière (bis)
La Foi et l’Amitié, ont tout gommé, tout effacé
Là-haut sur la montagne, il n’y a plus de frontière (bis)
Que brille le soleil, sur notre nouvelle Province (bis)
Et que sur nos communautés s’étende sa lumière
Que brille le soleil, sur notre nouvelle Province (bis)

Stefanie, coordinatrice de communauté par intérim
La communauté concernée est celle de Cayenne, en Guyane. C’est une communauté isolée, non encore rattachée à une province, et c’est pour cette raison que la décision de reconnaissance revenait au Conseil d’Administration. La communauté existe depuis quatre ans, mais personne n’était encore venu les voir. Tim et Maria-Cecilia les ont conseillés pendant leurs débuts et finalement, Loïc et Isabelle Lainé, anciens coordinateurs de province, sont venus en Guyane en juillet dernier ! Le questionnaire ₺Afin de mieux nous connaître₺ a été rempli et j’ai pu présenter la demande, accompagnée de très belles photos de la communauté aux membres du Conseil d’Administration. La décision a été positive, il n’y avait pas d’éléments qui pouvaient aller contre cette demande, mais nous avons eu le souci de voir cette communauté bien accompagnée. Il est sage et prudent de faire en sorte que personne à Foi et Lumière ne soit isolé et sans contacts… Alors, cette nouvelle communauté va pouvoir grandir et qui sait, peut-être aurons-nous un jour de nombreuses communautés en Guyane et dans les territoires francophones de cette partie du monde, une nouvelle province… ayons de l’ambition ! En attendant, la communauté "Cris de Joie" sera l’été prochain une étape incontournable sur la route des JMJ de Rio, l’évêque de Cayenne a demandé à Stéfanie Amaranthe, la coordinatrice par intérim de la communauté, d’accueillir les jeunes qui seront en chemin vers le Brésil voisin… Bonne route à cette nouvelle communauté !
La joie débordante de"Cris de Joie"

jeudi 18 octobre 2012

Quelques rencontres au Liban


En marge des réunions du Conseil d’Administration et de l’équipe du Carnet de Route, nous avons eu l’occasion de rencontrer de nombreux amis de Foi et Lumière au Moyen Orient, et c’est toujours une grande joie de voir les personnes qui, sur place, mettent pratiquement en œuvre ce qui est préparé pour eux, pour que la vie des communautés soit la plus belle possible.

Nous avons rencontré Carla, coordinatrice de la province ILA Trinity (Liban Nord, Iran et Arménie) et Rita, coordinatrice de la province Liban Sud et Jordanie, toutes deux accompagnées d’une partie de leur équipe provinciale : nous avons beaucoup échangé et elles nous ont partagé les expériences de leurs pèlerinages.
Rencontre avec les équipes provinciales libanaises
Carla était toute heureuse du super pèlerinage qui a eu lieu fin août à Ras Baalbeck : une grande participation des communautés de la province (mais personne n’a pu venir d’Iran), des délégations d’Egypte et d’Italie, de belles célébrations avec la participation d’un patriarche et de plusieurs évêques, un accueil extraordinaire de la population locale qui a reçu à dîner tous les messagers de la joie de Foi et Lumière… Tout cela devrait déboucher sur la création d’une communauté !



Rita était moins heureuse, car le pèlerinage qui avait été prévu au printemps 2011, sur le lieu du baptême de Jésus en Jordanie (ils avaient fait le choix d’aller là bas pour pouvoir mieux soutenir les communautés locales, moins nombreuses que celles du Liban), n’a pas pu avoir lieu… Cela s’est passé juste au moment du début des troubles en Syrie et les cars qui devaient traverser ce pays, sur le chemin de la Jordanie, n’ont pas eu les autorisations nécessaires… Tout le travail de préparation qui avait été entrepris par l’équipe projet n’a malheureusement pas pu se concrétiser…

A la communauté St Jean Baptiste, on danse avec joie
Nous avons eu la chance de rencontrer la communauté Saint Jean Baptiste à Beyrouth ! Toute la communauté nous attendait dans l’église et là, nous avons eu une vraie rencontre avec mime, chants, danses et prière. Nous nous sommes échangés quelques cadeaux et c’était déjà l’heure de repartir, mais la joie brillait sur tous les visages !

Photo de groupe avec la communauté St Jean Baptiste
 Nous avons rencontré, tout à fait par hasard, dans le sanctuaire Notre-Dame du Liban, la sœur Hoda, qui faisait partie d’une communauté à Minia en Égypte. Elle est maintenant de retour dans son pays, mais elle nous a donné des nouvelles de son ancienne province (Égypte Sud) qui est dans une situation de croissance exceptionnelle ! Ils travaillent sur le projet de multiplication de la province !

Plusieurs autres personnes sont passées nous voir sur le lieu de nos réunions, Michat, Antoinette, Graziella, "tante" Denise, et c’est toujours avec une grande joie que nous partageons les bons souvenirs ! Il est vrai que l’amitié qui naît dans Foi et Lumière est de celles qui durent !

Enfin, nous avons eu l’occasion de rencontrer un ami syrien venu nous parler de la situation des communautés Foi et Lumière dans son pays… Nous l’avons écouté, avec beaucoup d’attention et d’émotion, nous raconter ce qui se passait, et nous avons tous ressenti un grand décalage avec ce que nous disent les médias… Les communautés continuent à se rencontrer autant qu’elles le peuvent ; une communauté a du s’arrêter et les personnes handicapées ont été recueillies dans une autre ville où les amis sur place font le maximum pour qu’elles ne souffrent pas trop de ce déplacement ; quelques personnes, dans les lieux où les combats sont toujours très violents, doivent souvent descendre dans les caves pour se protéger… Tous n’aspirent qu’à un retour au calme, et personne ne souhaite quitter la Syrie qui reste leur pays. La solidarité fonctionne beaucoup, et l’argent que nous avions envoyé a été utilisé pour aider les personnes handicapées déplacées… Le lendemain matin, quand cet ami syrien nous a dit au revoir avant de repartir dans son pays, nous avions tous le cœur serré…