lundi 16 décembre 2013

Des voeux de Bethléhem !

Avec Abouna Hans en Égypte
Le Père Hans Putman, ancien aumônier de Foi et Lumière au Soudan, est maintenant à Bethléhem, après deux années passées en Syrie. Quel lieu idéal pour nous envoyer des voeux de Joyeux Noël !

Très chers Amis,
 Il avait bien raison, le Roi Hérode, de craindre que l’enfant nouveau-né allait prendre sa place. Devant un enfant on ne peut qu’enlever son masque de fausse grandeur, descendre de son trône et déposer ses armes.
Il n’y a pas d’arme plus destructive et poison chimique plus dangereux que les mains ouvertes d’un enfant qui te fait confiance. Il n’y a pas d’ouragan plus dévastateur que la brise légère du sourire d’un nouveau-né.

Voilà notre conviction à Noël et notre souhait aux amis et même aux ‘Hérode’ de ce monde, tous ceux qui tiennent le destin du monde dans leurs mains : « croyez dans une guerre autre que celle de la haine et de la méfiance ; croyez qu’il n’y a de vrai pouvoir ou domination que là où il y a l’amour ; croyez que c’est l‘Agneau qui est assis sur le trône (cf. Ap 7,17) et qu’une mangeoire d’animaux vaut tous les palais du monde.
 
Je vous écris cette année de Bethléhem où la Compagnie de Jésus (= les Jésuites) m’a demandé de servir (après 15 ans au Soudan et 2 années en Syrie)… tout près du bœuf et de l’âne, les premiers compagnons de Jésus ! Il faut oser revenir aux origines et retrouver l’inspiration du moment où, ici même à Bethléhem, ‘l’armée céleste’ annonçait cette nouvelle incroyable : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur ». Dieu lui-même est venu se joindre à son peuple, car… Il a vu sa misère, entendu ses cris et senti sa souffrance (cf. Ex 3,7). C’est le ciel descendu sur terre et un chemin de paix pour toute personne de bonne volonté… et qui n’en est pas ( !), même si on vous dit : « Il n’y a pas de place pour vous dans l’auberge ; car les hôtels sont bondés de touristes qui viennent honorer le Fils de Dieu, qui lui, doit se contenter d’habiter les taudis ».  Je souhaite à tous mes amis, au Proche-Orient, en Afrique ou en Europe et ‘jusqu’aux confins de monde’ – Arabes ou Juifs, Palestiniens ou Israéliens, Chrétiens ou Musulmans, frères ou ennemis – un JOYEUX NOËL et un NOUVEL AN BÉNI ; car devant l’enfant de la crèche, Dieu-avec-nous, nous sommes tous des frères et des sœurs. Aussi enterrons nos haches et transformons nos épées en charrues et apprenons à ne plus jamais nous faire la guerre (cf. Is.2,4).

                 Avec toute mon affection de frère et d’ami et une prière fervente,

                 Bien fraternellement vôtre, Hans Putman sj. – Bethléhem, Noel 2013 !

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